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Publié il y a 5 mois - Mise à jour le 05.06.2022 - abdel-samari - 8 min  - vu 3729 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Des menteurs, des boules puantes, un renvoi, des médailles en chocolat, Faut pas rêver, etc. Les indiscrétions du dimanche sont à vous !

La guerre est déclarée. Sur la deuxième circonscription du Gard, les enjeux sont étonnamment le reflet des tiraillements nationaux. D'abord, la guerre à l'extrême-Droite connait son apogée entre Nicolas Meizonnet, le candidat du Rassemblement National, et son ancien mentor Gilbert Collard désormais chez Reconquête ! Petit retour en arrière : il y a deux ans, Gilbert Collard laissait sa place de député à son suppléant Nicolas Meizonnet pour rejoindre le parlement européen. Seulement, à l'occasion de la Présidentielle, le célèbre avocat fait ses valises pour s'allier à Éric Zemmour et son nouveau mouvement Reconquête ! Pour ces élections législatives, c'est Anthony Leroy, le gendre du député européen, qui défendra la bannière Zemmour sur la deuxième circonscription. Pour autant, rien ne s'est arrangé entre Meizonnet et Collard, les anciens alliés désormais ennemis. Gilbert Collard assure que le député sortant a tout fait pour rejoindre le mouvement de Zemmour. Sans succès. Nicolas Meizonnet répond que Gilbert Collard est un menteur. Parole contre parole. Pourtant, vous lirez plus bas que la théorie de l'avocat pourrait se confirmer. De l'autre côté de l'échiquier politique, c'est la Gauche qui risque de se prendre les pieds dans le tapis. Profitant d'un accord national entre tous les mouvements, des Insoumis aux Socialistes, le choix de la candidate Coralie Ghirardi est surprenant. Inconnue au bataillon, elle laisse de surcroît orphelin tous les progressistes et sympathisants d'une Gauche réaliste et modérée qui refuse de céder aux injonctions mélenchonistes. Une bonne nouvelle pour Yvan Lachaud, le candidat de la Majorité présidentielle qui n'en demandait pas tant, et qui s'est fixé pour mission de débarrasser la circonscription d'un député extrême-Droite. Ne soyons pas dupes, il a plus à gagner qu'à perdre. Son ambition est surtout de revenir dans le jeu politique après sa cuisante défaite aux Municipales, il y a deux ans. Reconnaissons-lui sa capacité à rebondir et suffisamment bien manœuvrer pour ne pas rester trop longtemps dans l'ombre. En cas de victoire, il voudra à coup sûr venger l'humiliation passée. Pour retenter sa chance dans quatre ans aux Municipales ? Il tentera de peser de toutes ses forces dans ce futur combat, un combat contre le successeur du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, son ennemi de toujours. D'ailleurs le match de dimanche prochain contre Frédéric Touzellier, maire de Générac et candidat Les Républicains, sera la première manche. Ce dernier, également premier vice-président de l'Agglomération de Nîmes métropole, n'a pas hésité à dire pis que pendre sur Yvan Lachaud, fustigeant sa gestion de l'Agglo lors du précédent mandat et ses virages successifs en fonction du vent. Mais Touzellier pourrait aussi y laisser des plumes et voir ses ambitions contrariées pour remplacer Franck Proust à l'automne prochain si d'aventure la cour de cassation ne donnait pas raison au Nîmois dans l'affaire de la Senim. Vous l'avez compris, les résultats de dimanche soir prochain seront cruciaux. Les défaites des uns et les victoires des autres pourraient dessiner le paysage politique non seulement de la 2e circonscription, mais encore plus. Celui de tout un territoire nîmois qui joue son avenir avec les mêmes acteurs, les mêmes clans ou les mêmes ersatz.

Meizonnet-Collard, menteur-menteur ! Comme évoqué plus haut, le député européen Gilbert Collard prétend que le député sortant, Nicolas Meizonnet, aurait tenté de rejoindre le mouvement Reconquête ! au coeur de la Présidentielle. La question de la fiabilité politique est ici en cause. Jérôme Rivière, un eurodéputé proche d'Éric Zemmour, a pris contact avec notre rédaction ces derniers jours pour apporter son éclairage. Voici son propos : "Nicolas Meizonnet s’était beaucoup agité pour tenter de nous rejoindre. En raison d’un désaccord de Gilbert (Collard, NDLR), qui a rejoint Éric (Zemmour, NDLR) 48h après moi, donc l’un des tous premiers parlementaires, la demande de Meizonnet était bloquée. C’est Garen Shnorhokian qui m’a demandé de prendre Meizonnet au téléphone à cette époque pensant que j’intercèderai en sa faveur. J’ai bien parlé à Nicolas Meizonnet et je lui ai indiqué qu’en l’absence d’un accord avec Gilbert, il n’avait pas sa place avec nous. J’en ai aussi parlé à Sarah Knafo qui était favorable à sa venue en lui indiquant à elle aussi que cela devait passer par un accord avec Gilbert (Collard). (...) Quel que soit l’usage que vous ferez ou non de ces informations, je ne peux laisser dire que Gilbert ment à propos de la tentative intense de Meizonnet de nous rejoindre."

Le travers de la médaille. Hier matin, s’est déroulée la traditionnelle cérémonie de remise des médailles de la feria. Un acte symbolique afin de reconnaître le travail de ceux qui œuvrent pour l’organisation de cet événement. Des policiers comme la commissaire Géraldine Palpacuer, des sapeurs-pompiers, des membres de la Croix-Rouge ou encore des défenseurs des traditions comme le manadier Bérenger Aubanel ont été récompensés. Jusque-là tout va bien ! Mais parmi les 70 récipiendaires, en rapport avec la date d’anniversaire de cette feria de Pentecôte, il y a aussi des employés municipaux qui ont été honorés. Ceux des services commerce, festivités, nettoyage ou encore prévention. Allez ça passe encore. Comme la médaille remise à l’adjoint aux Festivités Frédéric Pastor, qui joue véritablement un rôle dans la bonne tenue de cette feria. Seulement, en fin de liste, Jean-Paul Fournier a décidé de récompenser tous ses proches à la mairie. Patricia Pannetier, sa secrétaire de cabinet, Patricia Armand, son agent d’accueil, Gerardo Marzo, son conseiller spécial et même son chauffeur, Thierry Escanes. Un peu voyant, non ? Sans oublier le bouquet final avec Jean-Yves Wozniak, directeur général des services techniques, Christophe Madalle, directeur général des services et Jean-Albert Chieze, ancien directeur de cabinet de Jean-Paul Fournier qui occupe aujourd’hui les mêmes fonctions à Saint-Raphaël. Des choix qui n’ont pas fait l’unanimité au sein du cabinet du maire qui, de plus, entachent les récipiendaires méritants cités en début de liste. Quant à ceux qui n’ont pas eu de médaille, il faut se poser des questions...

L'angevin Laurent Boissier toujours dans les petits papiers du maire. De retour d'Angers où, depuis plusieurs mois, il exerce la fonction de directeur sportif après avoir occupé celle d'adjoint aux Sports de la ville de Nîmes, Laurent Boissier était tout content lors de ce week-end de feria de revoir ses ex-collègues élus. Mais surtout de partager, le temps de la corrida de 18 heures ce samedi, un moment privilégié avec le maire. Dans le secret des échanges, il a forcément été question du Nîmes Olympique. L'occasion de commentaires aussi savoureux sur l'actualité nîmoise bien remplie. Une chose est sûre, entre les deux hommes, c'est le respect et l'amitié qui priment. En toutes circonstances.

Laurent Boissier, ancien adjoint aux Sport à Nîmes, accompagnait Jean-Paul Fournier à la corrida de samedi (Photo Anthony Maurin). • Anthony MAURIN

Boules puantes en vue. La campagne des Législatives bat son plein et les mauvais coups sont de retour. Et une nouvelle fois, c'est sur la 2e circonscription que les coups sont les plus rudes. Suite à notre débat de mercredi dernier en direct dans l'émission Bonsoir le Gard, un internaute a ressorti une condamnation vieille de 2007 à l'encontre de Frédéric Touzellier. Une condamnation en lien avec une activité agricole et des terres de vignes mal entretenues qui avait alors valu au maire de Générac le paiement de dommages et intérêts à titre de réparation et de prise en compte de la remise en état des vieilles vignes. Quinze ans après, cette histoire ressurgit comme par magie. D'autant que renseignement pris, Frédéric Touzellier a obtenu gain de cause devant la Cour de cassation en 2019. Le combat politique mérite mieux...

L'art de ne pas perdre la tête (d'affiche) ! On peut être jeune et stratège. Anthony Leroy en est la preuve. Comme écrit plus haut, il est candidat sur la 2e circonscription sous les couleurs d’Éric Zemmour face au député RN sortant, Nicolas Meizonnet. Pour optimiser ses chances de l’emporter, le jeune homme placarde la photo de Gilbert Collard partout, même sur ses tracts de campagne. D'ailleurs, la tête de son beau-père d'avocat a carrément remplacé celle de sa suppléante, Houda Guetari, comme le veut l'usage. De quoi donner l’impression que Gilbert Collard est lui-même candidat. C’est sans doute l’effet recherché. 

Le maire de Marguerittes balance le pot aux roses… « Je tiens à rappeler qu'accueil n'est pas synonyme de soutien politique ou appel à voter » Hier, Rémi Nicolas a posté cet énigmatique message sur ses réseaux sociaux, sans citer personne. Comment ? Un candidat de la 6e circonscription oserait faire croire qu'il a le soutien de Rémi Nicolas sans l'accord de ce dernier ? On a mené notre petite enquête et il ne fallait pas aller chercher bien loin pour trouver l'indélicat… Dans les commentaires, le suppléant du député MoDem et candidat Philippe Berta, Aurélien Colson, a balancé une photo de Nicolas Cadène, le candidat de l'union de la Gauche, et de Rémy Nicolas lors d'une visite de ce dernier sur Marguerittes, supplantée du slogan « Avec le soutien de Rémi Nicolas ». Aïe aïe aïe.. Ce n’est pas bien de tricher !

L'arroseur arrosé. Dans la foulée, les équipes de Nicolas Cadène, pas très à l'aise d'avoir été prises la main dans le sac, sont montées au créneau pour s'en prendre à Philippe Berta, le député sortant, et à son suppléant Aurélien Colson. "N'avez-vous pas honte de publier des SMS tronqués de notre maire sur vos comptes Twitter qui laissent supposer que Rémi Nicolas est à la botte des macronistes ? Il a choisi de faire honneur à toutes les candidatures dans un esprit républicain. Ces méthodes sont indignes et reflètent bien la lâcheté d'élus qui se cachent pour ne pas assumer leurs positions politiques pendant leur mandat", pouvait-on lire hier après-midi. Et pendant ce temps, un autre candidat, sans grand parti, novice en politique, a posté lui-aussi un message avec Rémi Nicolas. Sans aucune ambiguïté et dans l'esprit républicain...

Socialiste un jour… Les Marcheurs du Gard rhodanien ont décidé, pour la plupart, de passer leur tour sur la 4e circonscription. Alors que le choix de la Majorité présidentielle s’est porté sur Philippe Ribot, localement on misait davantage sur le maire de Montclus. Ainsi, selon nos informations, c'est du bout des lèvres que la machine macroniste se met au service du maire de Saint-Privat des Vieux qui a déjà fort à faire avec la multiplication des candidatures de la Droite et du Centre. Pendant ce temps-là, c’est Arnaud Bord qui boit du petit lait. Le premier fédéral socialiste du Gard, représentant de la Nupes, pourra donc compter sur ses anciens amis socialistes, partis depuis chez La République en Marche, et qui ont décidé de lui donner un coup de main en sous-main.

Départ forcé ! Lesly Reynaud, directeur de l'office du tourisme du Gard rhodanien Provence Occitane, est débarqué de son poste selon nos informations. Après deux plaintes déposées contre lui par deux agents d’accueil, l’une pour harcèlement moral, l’autre pour harcèlement sexuel. De son côté, le directeur a également porté plainte pour diffamation et atteinte à la vie privée. Malgré l’enquête de police et une enquête administrative interne, l’Agglomération du Gard rhodanien n’a pas attendu les conclusions et a choisi de se séparer du mis en cause. Il devrait - toujours selon nos informations - rejoindre l’Office de tourisme de Carpentras.

Faut pas rêver en tournage à l'aéroport. L'émission de France 3, Faut pas rêver, était en tournage il y a quelques jours à l'aéroport de Nîmes. Un reportage centré particulièrement sur la sécurité civile comme en témoigne la photo de la présentatrice de l'émission postée sur Instagram avec le message suivant : "Merci à la sécurité civile, merci Alexandre, merci Nicolas de m’avoir embarqué. Quelle journée magique ! Un rêve réalisé !". Renseignement pris, l'émission devrait être diffusée à la rentrée prochaine...

Photo DR Instagram carolinadesalvo

La rédaction

En raison des élections législatives les 12 et 19 juin prochains, vos indiscrétions politiques seront de retour le dimanche 26 juin. À très vite ! Et n'oubliez pas d'aller voter. 

Abdel Samari

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