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Publié il y a 5 mois - Mise à jour le 15.06.2022 - tony-duret - 2 min  - vu 437 fois

ÉDITORIAL Droit dans ses votes

(Photo d'illustration François Desmeures / Objectif Gard)

Au lendemain d’un premier tour d’élection, la question des consignes de vote revient systématiquement. La réponse, vous allez le voir, n’est pas si évidente pour une classe politique toujours soucieuse de ne pas entacher son image. Il y a ceux, comme le sénateur Denis Bouad par exemple, qui n’hésitent pas une seconde. Quelques heures à peine après le premier tour des élections législatives, il donnait ce lundi sa position pour chaque circonscription (relire ici). Seulement, ce qui a le mérite de dessiner une ligne politique claire - la sienne étant de ne pas donner de voix au Rassemblement national - n’est pas forcément bien perçu comme l’illustre le commentaire d’un lecteur sur Facebook : « Oyez, oyez, les gueux ! Comme vous êtes des sans-dents incultes, Denis Bouad et d’autres politiciens vous disent pour qui voter ! Vous devez être trop bêtes pour faire un choix par vous-même. » Autrement dit, donner sa consigne de vote reviendrait à prendre les gens pour des idiots. Alors autant se taire. Mais là aussi, ce n’est pas si simple. Prenons un autre exemple, celui du silence de Philippe Ribot, candidat de la majorité présidentielle sur la 4e circonscription, éliminé dès le premier tour. Dimanche soir, le maire de Saint-Privat-des-Vieux a surpris - si ce n’est choqué - son monde en ne tranchant pas en faveur du candidat Nupes, Arnaud Bord, face à son adversaire du Rassemblement national, Pierre Meurin. Philippe Ribot, qui a lui-même bénéficié d’un appel de la Gauche à voter en sa faveur lors des Départementales de 2015 alors qu’il bataillait contre le Front national et qui côtoie régulièrement le socialiste Arnaud Bord sur les bancs d’Alès Agglomération, considère désormais que ses électeurs sont grands et qu’ils « n’en ont que faire des consignes ». Qu’on se prononce ou qu’on se taise, pas si simple de faire l’unanimité. Peut-être que la solution est une sorte d'entre-deux, à l'image de la position du maire de Saint-Ambroix, Jean-Pierre de Faria : "Je fais confiance et respecte le choix que feront mes électeurs. Quant à moi, j’apporterai ma voix au candidat républicain (Arnaud Bord, NDLR), en totale contradiction avec sa présence dans une alliance de circonstance, mais pour ses valeurs républicaines et pour la défense de nos institutions." Une manière de rester droit dans ses votes… 

Tony Duret

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