« La nation arabe et la démocratie », c’est le titre de ce nouvel ouvrage paru aux éditions Vérone. Cette œuvre explore la vision d’un état-nation arabe unitaire, inspirée par des figures historiques telles que Michel 'Aflaq.
L’ouvrage examine la convergence des idées européennes et arabo-musulmanes, soulignant l’influence de penseurs tels que 'Aflaq, Rifa'a al-Tahtâwî, al-Farabi et Sayyid Qutb. Il met en lumière la religion musulmane et le prophète Mohammed comme liens unificateurs de la nation arabe.
À travers cet élan, il exprime l’espoir d’une véritable résurgence démocratique dans le monde arabe.
L’auteur propose que cet État-nation arabe puisse servir de modèle pour l’Union européenne et d’autres régions, s’inscrivant dans une dynamique similaire au panafricanisme. Ce texte s’adresse aux personnes intéressées par les études politiques, l’histoire arabe et les relations interculturelles.
Ici, le sujet soutient une telle idée en soulignant le rôle fédérateur de l’islam et du Muhammad, et avance l’hypothèse d’un renouveau démocratique susceptible d’inspirer d’autres ensembles régionaux.
Stéphane Parédé est un militant engagé pour la cause arabe, la jeunesse européenne et panafricaine, luttant contre l’extrême droite et le racisme systémique, pour la justice sociale. Universitaire et autodidacte, il tire son inspiration de ses frères et sœurs d’idéaux, rêvant d’une symbiose interculturelle. Ancien directeur du PCN-Jeunesse et délégué européen de divers comités internationaux, son œuvre reflète ses convictions et son engagement politique.
Existe-t-il un lien ou un fil conducteur entre le concept de démocratie au sens européen et celui arabe ? Pourquoi dissocierait-on le panarabisme du panislamisme ?
Moins qu’une rivalité et encore moins qu’une opposition, le panarabisme et le panislamisme partagent presque le même programme et projet. Le territoire géographique revendiqué est le même, l’idée du socialisme est identique, l’importance de la justice sociale est également similaire…
Plus encore, c’est l’islam qui les unit, c’est la religion musulmane qui les rassemble.
Les principes démocratiques font partie intégrante de la pensée arabo-musulmane, comme l’auteur va le démontrer.
Dans la tête…
En 1936, Michel ’Aflaq considère le socialisme arabe comme un ordre humain et idéal : « Le nationalisme est amour avant tout. Si votre nationalisme est guidé par l’amour, vous allez tout comprendre, tout achever, vous n’aurez plus rien à craindre… Ne craignez pas une éventuelle confrontation de votre nationalisme et de votre religion. Le nationalisme est comme la religion, il prend sa source dans le cœur et la volonté divine. »
Dans le discours de Michel ’Aflaq, on ressent une foi dans ses mots. Il croit en ce qu’il dit. Il est un idéaliste convaincu de ses idées pour le bien de tous. Ainsi, les idées de Michel ‘Aflaq ont envahi le monde arabe tout entier. L’idéologie qu’il prêchait est devenue l’idéologie la plus populaire parmi les Arabes du Golfe jusqu’à l’Atlantique.
Les idées de Michel ‘Aflaq ont atteint, au début des années soixante, les couches sociales les plus nombreuses, tout à fait comme il l’avait souhaité. La pensée de Michel ‘Aflaq représentant un rêve pour une grande partie de la population de chaque pays, avec les idées de « liberté », « unité » et « socialisme ». Le discours de Michel ‘Aflaq est encore vivant de nos jours ; on peut l’entendre dans la plupart des commentaires arabes sur les questions politiques majeures.
Le nom de Michel ‘Aflaq restera inscrit dans la galerie des penseurs arabes nationalistes, aux côtés des noms de Taha Hussein et de Sati Husri, et ses idées seront constamment ressuscitées…
Commande ferme Dilicom, commande en dépôt chez Vérone Éditions.