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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 29.03.2018 - abdel-samari - 3 min  - vu 381 fois

LE 7H50 de Benjamin Griveaux : "certains ont manqué de courage, nous on agit"

Le secrétaire d’État, porte-parole du gouvernement est dans le Gard, ce jeudi 29 mars, au CH de Bagnols-sur-Cèze d'abord avant de répondre aux questions des Français et débattre avec eux de la politique menée par le gouvernement.
Photo DR Facebook Benjamin Griveaux

Après le Comité interministériel pour la santé et la présentation des mesures pour la promotion de la santé et la prévention, le secrétaire d’État, porte-parole du gouvernement visitera la start-up Urgence chrono et le Centre hospitalier de Bagnols-sur-Cèze. Ce matin, il est l'invité d'Objectif Gard.

Objectif Gard : Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs la raison de votre visite dans le Gard ?

Benjamin Griveaux : Pour venir à la rencontre des Gardois. Quand j'ai imaginé ce porte-parolat décentralisé, mon objectif était de porter la parole du gouvernement partout en France et pas uniquement à Paris. À Nîmes, il s'agit de la 6ème rencontre que je réalise après Tours, Lyon, Toulouse... Je vais faire en sorte d'expliquer nos mesures, notre projet pour la France et répondre aux questions que se posent les Gardois lors de cette réunion publique. L'idée est simple : je ne viens pas dans le Gard pour convaincre. Je me déplace pour être dans la pédagogie et répondre aux inquiétudes légitimes. Après, bien entendu, je ne connais pas toutes les réponses et en particulier sur tous les enjeux de ce territoire. Mais ce temps d'échange est précieux. Il permet de prendre le pouls du pays. Je ne répondrai pas à tout, évidemment, mais je m'engage à faire remonter les demandes et à faire le lien.

Le gouvernement a engagé un nombre important de réformes. Après une période semble-t-il d’adhésion, les mouvements de grève et manifestations expriment à présent une forme de désapprobation et des inquiétudes. Pourquoi ?

Nous, on a fait un choix, celui de lancer rapidement toutes les réformes. Cela génère forcément des inquiétudes et de l'impatience et c'est notre job d'y répondre. Nous avons engagé de nombreuses transformations. Que ce soit le marché du travail, la fiscalité, la justice, la sécurité. Ce travail est long et difficile mais il est indispensable pour offrir enfin à la France les meilleures chances de rentrer de plain-pied dans le XXIème siècle. Il n'est pas question pour nous de repousser les réformes difficiles, comme les précédents gouvernements depuis trente ans. Certains ont manqué de courage, nous on agit. Prenons l'exemple de la SNCF. Les Français sont très attachés au train et à ce mode de transport. Pourtant, personne ne peux se satisfaire des retards systématiques et des lignes mal entretenues. Face à la concurrence et au prix de revient du train, il est indispensable de transformer cette société de transport et de développer de nouvelles solutions pour offrir un service plus efficace et adapté. Ce changement d'habitude engendre de l'inquiétude. C'est bien normal. Mais nous devons être dans la pédagogie pour rassurer et expliquer notre démarche.

Le territoire du Gard doit faire face à de nombreux défis notamment un chômage très important et une pauvreté en progression. Quelles sont les solutions afin de sortir de cette situation ?

En mettant le paquet sur la formation des demandeurs d'emploi et l'apprentissage. Le chômage, c'est la fatalité de ma génération. Depuis tout jeune, j'entends partout que pour lutter contre le chômage, on a tout essayé. C'est faux. Je suis élu de Saône-et-Loire, un territoire rural et industriel qui a vu disparaître de nombreux emplois. Et où personne n'a proposé de solution de reconversion aux anciens ouvriers. Notre pays marche sur la tête : on forme des cadres et pas les chômeurs de longue durée. Vous trouvez cela normal ? Nous, on veut faire en sorte que tous les demandeurs d'emploi puissent bénéficier d'une formation adaptée au potentiel d'emplois de leur territoire ou de leur région. On ne peut plus faire comme avant...

Et comment enrayer la progression de la pauvreté ?

Il faut mettre plus de moyens là où il y a le moins de chance de s'en sortir. C'est la raison pour laquelle nous avons mis en place le dispositif de dédoublonnement des classes dans les zones REP et REP+. Pour autant, on ne fait pas de politique spectacle. On est dans le réel. Je ne viens pas dans le Gard ce jeudi avec le chéquier et faire des promesses. Je viens comprendre les enjeux majeurs du territoire, faire remonter les informations aux différents ministres concernés et surtout, apporter un éclairage et une pédagogie à nos projets et aux dispositifs mis en place.

Propos recueillis par Abdel SAMARI

Abdel Samari

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