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Publié il y a 5 ans - Mise à jour le 07.06.2017 - elodie-boschet - 3 min  - vu 267 fois

LÉGISLATIVES La 4ème dimension !

De gauche à droite : le député sortant Fabrice Verdier, la candidate d'En Marche, Annie Chapelier, et la candidate Les Républicains-UDI, Valérie Meunier. (Photo : Elodie Boshet, Tony Duret)

Après la vague rose de 2012, doit-on s’attendre à une vague « En marche » sur la quatrième circonscription ? Le suspense reste entier.

Ce n’est pas la plus vaste mais elle couvre une bonne partie du nord du département. De Saint-Ambroix à Pont-Saint-Esprit, en passant par l’est de la ville d’Alès mais aussi par les cantons de Saint-Chaptes et Vézénobres, la quatrième circonscription est à la fois rurale et urbaine. Selon si l’on se trouve dans le bassin alésien, à Pont-Saint-Esprit ou dans un petit village près du Mont Bouquet, les enjeux ne sont pas les mêmes.

La quatrième circonscription, si on remonte dans les années 90, c’est un peu comme un match à Roland-Garros : ça change constamment de camp. Un coup à droite avec Max Roustan, un coup "très à gauche" avec le communiste Patrick Malaveille, et à nouveau à droite entre 2002 et 2012. Puis, cette année-là, la vague rose emporte avec elle le premier magistrat d’Alès, qui brillait par son absentéisme sur les bancs de l’Assemblée, pour laisser place au socialiste Fabrice Verdier.

Verdier, le bon élève

Depuis cinq ans, l’ancien attaché parlementaire du sénateur Simon Sutour arpente en long, en large et peut-être même en travers, ce territoire qui est devenu le sien. Contrairement à son prédécesseur, il ne sèche pas les séances au Palais Bourbon et s’emploie assidument, à Paris comme en province, à se forger une image de « bon élève », proche de ses administrés, y compris ceux tout au bout de sa circonscription et du département, à Pont-Saint-Esprit. D'ailleurs, le député sortant mise gros sur le canton de Pont : sa suppléante est la première adjointe de la ville et son directeur de campagne le conseiller départemental du canton de Pont, Christophe Serre.

Fabrice Verdier a également cultivé l'image d'un élu fidèle et loyal envers sa famille politique. Une loyauté qui pourrait lui jouer des mauvais tours aujourd’hui. Après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, le socialiste est resté droit dans ses bottes. Pas de ralliement au leader d’En Marche – qu’il a soutenu au second tour – et un positionnement assumé "dans une majorité de progrès" avec l’espérance, peut-être, de ne pas avoir d’adversaire de cette couleur. Raté. Annie Chapelier, inconnue au bataillon, infirmière-anesthésiste originaire de Moussac, est entrée dans l’arène.

Les inconnues de la circo

Elle n'est pas la seule. L'une des craintes pour beaucoup de candidats vient du Front National. Localement, c'est Brigitte Roullaud, implantée dans le Gard Rhodanien (elle a été candidate aux dernières élections départementales sur le canton de Roquemaure), qui a été choisie pour défendre le programme de Marine Le Pen. Si cette Nîmoise âgée de 47 ans est redoutée, c'est que le vote FN est arrivé en tête sur la quatrième circonscription lors du premier tour de la présidentielle.

D’un extrême, on passe à l’autre avec Lucie Rousselou, nouvelle en politique, convaincue que la solution réside dans le programme bâti par Jean-Luc Mélenchon. Cette jeune femme de 33 ans, très présente pendant la campagne, croit en l’âme insoumise des habitants de cette circonscription. Mais la présence de Claude Cerpédès (PCF), qui a lui aussi soutenu Mélenchon lors de la présidentielle, brouille le message pour une partie des électeurs de gauche.

Au tour de la droite ?

Enfin, dans cette circonscription qui - on l'a vu - aime bien le changement, il serait plutôt logique que la victoire revienne cette fois à Valérie Meunier, candidate Les Républicains. Seulement, en politique, la logique... Cette candidate "par défaut", qui a profité du choix de Christophe Rivenq de ne pas se présenter pour rester Directeur Général des Services, déploie beaucoup d'énergie pour s'imposer dans un milieu difficile. L'une des principales attaques à son encontre n'est pas venue de ses adversaires, mais de son propre camp, et pas de n'importe qui, du sénateur-maire de Nîmes Jean-Paul Fournier, qui la trouve "affaiblie", qui estime qu'elle va "au casse-pipe" et qui sous-entendait qu'elle avait été mise là pour ne pas trop embêter Fabrice Verdier qui saura, un jour, rendre la pareille en ne se présentant pas à la mairie d'Alès en 2020. Bref, Valérie Meunier apprend à ses dépends que la politique n'est pas un jeu d'enfant et, pour certains, un jeu de femme. Les électeurs, parfois plus en avance sur leur temps, en décideront les 11 et 18 juin prochains.

Ils sont aussi candidat(e)s : 

Rose-Marie COHEN suppléant Georges SAUREL

Dirk OFFRINGA suppléant Corinne RAUTURIER

Rachid NEKAA suppléante Céline NERI

Patrice CIUTTI suppléant Jérôme GARCIA

Marie Noëlle BIDIN suppléant Sylvain POLI

Thierry TOURNAIRE suppléant Fabienne DAVID

Didier BONNEAUD suppléante Colette ANDRE MARTIN

Christophe GACHE suppléante Catherine PECASTAING

Sylvie BARBE suppléant Wilhem SUNT

Tony Duret et Élodie Boschet (avec Thierry Allard)

Elodie Boschet

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