Publié il y a 1 h - Mise à jour le 18.03.2026 - TA - 3 min  - vu 379 fois

BAGNOLS/CÈZE Municipales : Jean-Yves Chapelet attaque Pascale Bordes

Le maire de Bagnols Jean-Yves Chapelet

- Photo : Romain Cura

Dans un communiqué, le maire sortant de Bagnols, arrivé deuxième du premier tour des municipales dimanche avec 18,25 % des voix, s’en prend à la candidate RN Pascale Bordes, arrivée loin devant avec 44,26 % des suffrages.

« Le premier tour a placé le Rassemblement national (RN) en tête avec une candidate, Pascale Bordes, conseillère municipale sortante, qui pendant 6 ans n’aura jamais siégé au conseil municipal et uniquement quatre fois au conseil communautaire, et qui n’a porté aucun des projets de la ville comme parlementaire depuis 2022 ! », écrit le maire sortant, offensif.

Jean-Yves Chapelet estime que Pascale Bordes est « Une députée qui suit le modèle de ses mentors de Beaucaire : convoiter tous les mandats et n’en tenir finalement aucun en démissionnant systématiquement. Comble de l’ironie, quand elle vote enfin pour plus de sécurité et de vitalité, elle ne vote que des projets de loi du Gouvernement qu’elle décrie tant ou des propositions de députés de la majorité présidentielle. »

Le maire sortant évoque ironiquement le « seul fait d’armes » de Pascale Bordes : « le 14 janvier dernier, les députés RN et leurs collègues Ciottistes ont voté une réduction de 4,9 milliards d'euros de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) en 2026. Pour Bagnols, cela représente 1,1 million d’euros de recettes par an en moins. On ne peut pas, à Paris, voter un jour une diminution des moyens financiers alloués à nos communes et, le lendemain, exiger d’elles davantage d’efforts, notamment en matière de sécurité. » Plus loin, l’édile écrit que « Pascale Bordes dénonce une gabegie de l’État, qui la dérange moins quand le même État a versé cette année 14,7 millions d’euros à son parti pour financer avec l’argent public sa propagande électorale maquettée et rédigée depuis Paris, bien loin de Bagnols. »

Il s’en prend ensuite à une des principales mesures de la députée RN, en s’adressant aux Bagnolais : « Pascale Bordes vous promet de tripler les effectifs de la police municipale, c’est bien, mais c’est surtout démagogique lorsqu’on est incapable de dire comment le financer. Vouloir affecter nos policiers municipaux 7 j/7 et 24 h/24 aux Escanaux contribue simplement à déplacer le point de deal dans d’autres quartiers, dans le vôtre notamment, ou à observer le trafic se dérouler sans pouvoir interpeller ni verbaliser, puisque seuls les policiers nationaux peuvent dresser des amendes forfaitaires délictuelles pour usage de stupéfiants, procéder à des relevés d’identité et interpeller les dealers. Une loi aurait pu donner plus de moyens à nos policiers municipaux, mais être députée depuis 2022 ne le permet apparemment pas pour Pascale Bordes. »

Puis Jean-Yves Chapelet compare le RN à « un jeu à gratter : ça vend du rêve et pour pas cher, mais derrière vous perdez. Preuve s’il en fallait une : Perpignan, depuis 2023, voit sa délinquance augmenter. Cinquième ville de France avec le plus de caméras de vidéoprotection, avec un trafic de drogue deux fois plus important qu’ailleurs. À Beaucaire, avec pourtant 26 policiers municipaux, la délinquance a augmenté de 175 % depuis 2016, plaçant la ville +19,5 % au-dessus de la moyenne gardoise. »

Le maire sortant évoque ensuite la composition de la liste de Pascale Bordes : « Lui confier la ville, c’est laisser 7 familles gérer la vie communale ! Et oui, peut-être ne le savez-vous pas, mais c’est la première fois à Bagnols qu’une liste est constituée pour moitié de 7 familles, dont son conjoint (7 couples et 2 enfants) ! À vous de les retrouver puisque les noms d’épouses sont soigneusement évités ! Est-il si difficile que cela de trouver 33 Bagnolais de familles différentes pour nous représenter ? Ou alors est-ce simplement la volonté de maîtriser très simplement sa propre équipe, le tout depuis Paris ! Car ne vous y trompez pas : jamais elle ne démissionnera de son mandat de députée pour être installée maire au prochain conseil municipal. » Et Jean-Yves Chapelet d’ajouter : « Tout est affaire de famille au Rassemblement national, Pascale Bordes l’a bien compris avec un seul poste créé dans la circonscription en quatre ans, celui de sa sœur comme assistante parlementaire. »

Et le maire sortant de conclure par « un résumé » de « Pascale Bordes maire » : « c’est placer sa confiance dans une élue absente aux conseils municipaux et communautaires, promettre à tout-va sans jamais mettre un centime derrière ses promesses, méconnaître les compétences des collectivités territoriales, administrer en cercle fermé : conjoint et sœur aux commandes, former un conseil municipal familial et quasi dynastique : 7 couples + 2 enfants sur 33 élus, soutenir l’économie locale mais imprimer sa propagande électorale et ses bulletins à Limoges, agir en fidèle exécutante des directives d’un parti plutôt que des citoyens, sabrer les subventions aux associations. »

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