Ce jeudi, le commissaire-enquêteur effectuait sa troisième permanence en mairie de Nîmes. Durant près de trois heures, les questions se sont multipliées et annoncent une mobilisation forte des opposants au projet du prolongement du Tram'Bus.
Dans la pièce confinée de l'espace B de l'hôtel de ville, le commissaire-enquêteur est un peu pris au piège. Face à lui, de nombreux riverains viennent exprimer leur mécontentement vis à vis du projet de prolongement du Tram'Bus autour de l'Écusson pour cette troisième permanence depuis l'ouverture de l'enquête publique le lundi 16 juin. Discret et ne voulant pas dévoiler son identité dans la presse, le commissaire-enquêteur est pourtant habitué de ce genre de situation. " C'est souvent comme cela. Je le répète mais je ne suis pas expert, seulement un citoyen qui essaye d'expliquer ce qui se trouve dans le dossier ". Un dossier qui comprend une étude d'impact de 480 pages et des dossiers à la pelle difficilement assimilables pour les lambdas. Son rôle est donc " de recueillir les remarques ", et d'en faire une " synthèse " au maître d’œuvre du projet, à savoir Nîmes Métropole. Un rapport qui doit être adressé dans les huit jours qui suivent la fin de l'enquête publique.
Avis faborable ou défavorable à l'issue de l'enquête publique
La synthèse effectue alors une navette pour revenir dans les mains du commissaire-enquêteur qui a un mois pour se prononcer et rendre " un avis favorable ou défavorable. " Le maitre d’œuvre peut ensuite suivre ou non cet avis. D'où l'importance de ce qui peut être écris dans le registre mis à disposition. Ce jeudi après-midi, il faut donc se montrer patient pour toucher le Graal et inscrire ses remarques, ce qui a le don d'énerver les personnes présentes. " Ils auraient dû mettre plus de document en double et un cahier en plus ", note un riverain. " Je ne suis pas sûr que le commissaire-enquêteur soit neutre, mais bon ", souffle une autre. Tous espèrent en tout cas barrer une nouvelle fois la route de ce projet. " C'est fou, les plans ne sont pas les bons. Ils datent d'il y a deux ans ", assure Alain Decroix, qui avait déjà réalisé un recours lors du premier projet. Pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer, il est possible d'envoyer ses remarques par courrier à la mairie de Nîmes.
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