Publireportage. La plateforme, équipée de deux chaudières, dont une Perge au Biofioul F30 et une autre adaptée avec un brûleur universel, permettra aux élèves de travailler sur des systèmes actuels et futurs. Le Biofioul F30, composé à 30 % d’Esters Méthyliques d’Acides Gras (EMAG) représente une réponse concrète aux défis de la transition énergétique. Étant issu de colza semé, récolté et transformé en France, sans concurrence avec l’alimentation, c'est aussi "une opportunité pour l’agriculture française et une solution pour les zones rurales ou éloignées, où les réseaux traditionnels ne suffisent pas", explique Florian Rocheblave, ambassadeur Biofioul Occitanie pour la FF3C (Fédération Française des Combustibles, Carburants & Chauffage) et gérant d’une société de distribution de produits pétroliers.
Le Biofioul F30, déjà conforme à la réglementation (moins de 300 g de CO₂/kWh), prépare le terrain pour le F55 (55% d'EMAG) en 2027 et le F100 (100% d'EMAG) en 2030, déjà à l'essai.
Un partenariat gagnant-gagnant pour l’éducation et les professionnels
"La transition énergétique ne se fera pas sans vous", a rappelé Florian Rocheblave aux élèves. Guillaume Cambier, enseignant en énergétique, souligne l’importance de cette installation : "Les élèves pourront travailler sur la mise en service, le réglage et l’analyse de systèmes d’actualité, voire de demain."
Un atout majeur pour le lycée, qui dispose déjà de plateaux techniques sur les pompes à chaleur, la biomasse et le gaz. "Sans matériel concret, on ne peut pas former les jeunes qui intégreront les entreprises demain", souligne Éric Lespagnol, chef d’établissement. Avec 45 000 m² à chauffer et 1 250 élèves, le lycée se doit de rester "collé à la réalité" des métiers de l’énergie, ce pourquoi il a noué des partenariats comme celui-ci avec des entreprises du territoire.
Un mix énergétique indispensable
Avec 3,5 millions de foyers utilisant des combustibles liquides, le biofioul s’impose comme une composante clé du mix énergétique. "L’électrification du pays est une volonté, mais nous avons besoin d'un mix énergétique pour assurer notre sécurité énergétique", insiste Florian Rocheblave. Point important : le biofioul ne vient pas concurrencer l’alimentation. Le colza est déjà utilisé dans plusieurs filières, et l’ensemble de la plante est valorisé, notamment les tourteaux pour l’alimentation animale. On est dans une logique de complémentarité, pas de concurrence."
C'est donc également une opportunité pour l'agriculture. Cela créé des débouchés supplémentaires, dans un contexte difficile pour beaucoup d'exploitants.
Cela démontre ainsi, une capacité d'évoluer progressivement vers une énergie en majorité issue d'un produit cultivé en France et distribué par des entreprises locales, avec une logistique déjà en place.
Un projet auto-financé par les partenaires
La FF3C, la Chambre Syndicale des Négociants en Combustibles Grand Sud et la société Perge, constructeur de chaudières et pompes à chaleurs depuis 55 ans basé à Portes-lès-Valence, ont entièrement financé ce projet, offrant aux élèves un matériel à la pointe de la technologie.
Une collaboration qui renforce les liens entre l’Éducation nationale et le monde professionnel, pour une formation toujours plus proche des réalités du terrain. "Tout va très vite : normes, conjonctures, innovations… Il était temps de renouveler notre plateau énergétique", se satisfait Guillaume Cambier. Une initiative qui prépare les futurs professionnels à relever les défis de la transition énergétique, tout en valorisant les ressources et entreprises locales et les innovations technologiques.