Créé en 1948 par trois personnes (un banquier, un entrepreneur et un élu au commissariat général du Plan), le Groupe Logis Hôtel avait la lourde tâche de moderniser ce que l'on appelait à l'époque les hôtels de préfecture. L'idée était de les accompagner pour qu'ils fassent les bons investissements, à une époque où des subventions étaient attribuées pour améliorer le bâti et l'expérience client. Tout s'est ensuite accéléré à l'arrivée du TGV, ainsi que des congés payés.
Voilà donc bientôt 80 ans que le groupe existe, décortiqué en six marques (Singuliers, Teritoria, Demeures et Châteaux, Urban Style, Logis Hôtels et Cit'Hôtel) qui ont des segments de marchés différents mais regroupant exclusivement des propriétés tenues par des familles et 100% déstandardisés. "Aucune maison parmi les 2000 du groupe ne se ressemble", explique Karim Soleilhavoup, directeur général du groupe Logis Hôtels, qui représente 16% de l'hôtellerie française.
Laissant une autonomie aux structures qui rejoignent le groupe, l'essence même de la structure repose sur la volonté d'accompagnement de ceux qui veulent changer de vie et qui découvre l'hôtellerie et la restauration. "Ils n'ont pas forcément les clés du métier et on va les conseiller dans leur projet pour éviter qu'ils commettent des erreurs". Sans imposer un cahier des charges : "Vous avez le cas où un hôtellier existant ou quelqu'un qui rachète un établissement veuille nous rejoindre, mais comme nous avons près de 700 000 clients porteurs de notre carte de fidélité, ils peuvent aussi nous remonter leur expérience dans un hôtel indépendant et sans enseigne", témoigne le directeur général.
Mais pour plusieurs raisons, le groupe Logis Hôtels peut refuser l'adhésion d'un hôtel. Tout d'abord, si l'établissement se situe à quelques kilomètres ou moins d'une enseigne déjà affiliée. "On va regarder si on a un potentiel pour amener du business, qui ne soit pas en concurrence mais en complémentarité", justifie-t-il.
Développement dans le Gard
Avec 28 hôtels, employant 370 personnes, le groupe Logis Hôtels s'est implanté pleinement dans le Gard. Nîmes, Alès, Tavel, Anduze... de nombreuses communes situées à des endroits touristiques et stratégiques ont déjà embrassé le blason de la marque, qui a toujours l'appétit de se développer localement. "À Lunel, je crois que l'on a aucun établissement. Ce serait une excellente idée que l'on s'y installe pour développer notre maillage et je suis certain que ça ferait plaisir à nos clients", assure Karim Soleilhavoup.
Plusieurs enjeux sont actuellement sur la table. Déjà sur le recrutement, puisqu'en Occitanie, 41 postes sont actuellement à pourvoir. "On a besoin de gens qui ont la passion du métier", assurant que de belles conditons de travail et des salaires intéressants sont donnés à ceux qui s'engagent. Le coût des matières premières et de l'énergie ayant explosé, représente une épine dans le pied. Parce qu'on le sait, pour payer les factures du quotidien, les Français effectuent certains sacrifices sur les sorties et les plaisirs.
Mais pour autant, plusieurs belles nouvelles se profilent. Déjà, 8% de réservations supplémentaires dans le Gard sont à signaler par rapport à l'année dernière au même moment sur les établssements du groupe. Et les années nous le prouvent, même si le coeur de saison se situe sur juillet-août, de plus en plus de personnes optent pour des séjours sur les ailes de l'été, à savoir mai-juin et septembre-octobre. Moins cher, moins de monde... ces périodes sont appréciées des voyageurs sans enfants ou des personnes âgées.
Très attaché au territoiree et à toutes ses merveilles, plus de 80% des achats effectués dans les hôtels et restaurants du groupe sont effectués auprès d'entreprises locales. "Je tiens vraiment à faire vivre les acteurs de proximité, les vignerons indépendants, les maraîchers, les fromagers, les apiculteurs... c'est cet écosystème qui nous fait vivre, parce que nous sommes sur un modèle associatif", exprime le directeur.
Preuve que le groupe Logis Hôtels séduit toujours plus, le chiffre d'affaires a augmenté de 30% depuis le 1er janvier 2026. La volonté est donc de continuer à grandir, de manière raisonnée pour garder une certaine colonne vertébrale. Et pour cela, il encourage et motive fortement les générations actuelles et futures à embrasser cette filière, aussi passionnante qu'intéressante en termes de débouchés.