Publié il y a 1 h - Mise à jour le 14.01.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 103 fois

AU PALAIS Membre d’une association contre la misogynie, il agresse sexuellement une femme

Le Palais de Justice de Nîmes.

- Objectif Gard

Avances sexuelles et messages récurrents, le prévenu échappe à la condamnation devant le tribunal correctionnel de Nîmes.

François comparaissait, ce mardi 13 janvier devant le tribunal correctionnel de Nîmes, présidé par Édouard Le Jan, pour des faits d’agression sexuelle et de harcèlement sur une membre d’une association à laquelle il appartient. L’affaire prend sa source peu après la rencontre entre le prévenu et la victime. Tous deux membres de la même association, ils ont eu une courte relation en début d’année 2020. Une relation qui n’a pas été au-delà d’une soirée, au cours de laquelle ils ont eu une relation sexuelle.

Ce n’est que plusieurs mois plus tard, en septembre de la même année, que les faits répréhensibles auraient été commis. Invité à prendre l’apéritif chez la victime, le prévenu s’y est rendu avec une idée derrière la tête. « Je pensais qu’on allait faire l’amour », explique François. Une fois dans l’appartement de la victime, le prévenu aurait insisté pour avoir un rapport sexuel avec son amie. « Il me tournait autour comme un enfant en me disant “allez, allez” », explique la victime, s’estimant soumise à une forme de contrainte morale. Malgré tout, elle dit lui avoir exprimé à de nombreuses reprises son refus d’avoir de telles relations avec lui ce soir-là. « J’ai toujours émis mon non-consentement », explique la victime.

Des demandes « decrescendo »

Malgré le refus par la victime d’avoir des relations sexuelles avec le prévenu, ce dernier ne s’est pas arrêté là. Ses demandes ont été multiples ; d’abord une relation sexuelle complète, ensuite une fellation, puis une masturbation. Toutes ces demandes ont été déclinées par la victime. « C'était des demandes decrescendo », explique le prévenu. Mais la situation a ensuite basculé. Craignant que l’homme d’une quarantaine d’années ne réveille ses deux enfants, couchés au moment des faits, la victime a alors conduit le prévenu dans sa chambre. Une fois sur le lit, le prévenu lui a de nouveau demandé de le masturber. « Je voulais que ça s’arrête », souligne la jeune femme, justifiant d'avoir cédé à ses avances. « J’ai senti que ça lui pesait », reconnaît-il en faisant référence à cet acte sexuel, pourtant plusieurs fois refusé.

Les échanges virtuels se sont poursuivis entre la victime et le prévenu après les faits, lui valant également des poursuites pour harcèlement. Deux témoins parlent aussi de messages reçus par le biais du réseau social Messenger. Toutefois, les deux femmes ne s’estiment pas victimes de harcèlement, le prévenu s’étant arrêté de lui-même. « Je répondais par courtoisie et par bienveillance », explique la victime, craignant d’avoir des problèmes avec l’association, cofondée par le prévenu. Après délibération, le tribunal l’a relaxé des faits lui étant reprochés, estimant que « la contrainte morale n’est pas suffisamment caractérisée », conclut le président.

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