Publié il y a 2 h - Mise à jour le 09.03.2026 - Coralie Mollaret - 4 min  - vu 335 fois

FAIT DU JOUR À Nîmes, Vincent Bouget dans le sprint final des municipales

Ce dimanche depuis la halle des sports

Ce dimanche depuis la halle des sports 

- Coralie Mollaret

Près de 1200 personnes, selon les organisateurs, ont assisté au grand meeting de campagne de la liste Nîmes en commun, du candidat Vincent Bouget. Une réunion pour marteler quelques messages et motiver les troupes, à une semaine du premier tour.

Le compte à rebours est enclenché. Ce dimanche 15 mars, près de 94 000 électeurs nîmois seront appelés à élire leur maire. Après 25 ans de règne de Jean-Paul Fournier (LR), la gauche unie (hors LFI) entrevoit une chance historique d’incarner l’alternance. Leur tête de liste : Vincent Bouget. Ce dimanche 8 mars, le professeur d’histoire-géographie au lycée Philippe Lamour a ouvert le bal des derniers meetings de premier tour. Depuis six ans, le communiste, « fils de parents nés à Nîmes », s’est imposé comme l’une des principales figures de l’opposition municipale. Élu en 2021, conseiller départemental du canton de Nîmes 3, il est devenu incontestable pour les neuf partis de gauche qui se sont ralliées derrière lui.

Plus qu’une réunion publique destinée à convaincre de nouveaux électeurs, Nîmes en commun a surtout mobilisé ses troupes, en martelant quelques messages. Le choix de la date, le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, ne relève pas du hasard. En démarrage de la manifestation, une petite vidéo a rappelé, par la voix de Marianne Bernède, les axes du programme sur ce thème : « Nous voulons faire de Nîmes une ville féministe, en proposant des budgets qui s’intéressent au genre, en féminisant le plus possible le nom des rues, ou encore en proposant des transports à la demande pour les femmes qui ont peur de rentrer chez elles le soir. »

Sur la chanson Respect d’Aretha Franklin, les 59 colistiers font leur entrée sur scène. Ils passent devant la présidente du Conseil départemental, Françoise Laurent-Perrigot, le sénateur PS Denis Bouad. La numéro 2 de la liste, Amal Couvreur, s’avance derrière le pupitre et déclare : « Nous sommes le 8 mars… C’est une femme qui parle. Aujourd’hui, nous n’avions pas prévu que les parents du petit Salah Eddine soient présents (l’enfant de huit ans fauché par une voiture le mois dernier).  Je ne suis pas une grande adepte des discours, mais il y a des moments où il faut prendre la parole. Oui notre liste est féministe, elle refuse l’inégalité, combat les violences et travaille à une société plus juste pour tous. »

L’émouvant discours de Soukaïna Benjaafar

Le discours de Soukaïna Benjaafar, n°6 sur la liste, va émouvoir le public, jusqu’à tirer « une larme » à Vincent Bouget. La jeune femme, originaire du quartier de Valdegour, « mais avant tout, une enfant de la République », dresse un constat sévère : « Nîmes ressort affaiblie de 25 années d’une gestion qui a privilégié les intérêts d’une minorité. » Titulaire d’un master en droit public, la présidente de l’association La Pléiade estime que « Nîmes en commun sera à la hauteur de ce moment historique. Avec nous, le monde associatif sera soutenu. Notre projet de Campus des territoires est une réponse concrète aux fractures territoriales. » Entrevoyant alors « la victoire », Soukaïna Benjaafar veut mobiliser : « Jusqu’à la dernière minute, nous ne lâcherons rien. Le progrès n’est jamais le fruit de la peur, mais de l’intelligence collective et de la solidarité. »

Le patron du PS du Gard, numéro 3 de la liste, Pierre Jaumain égratigne aussi ses adversaires : « Vous avez deux candidats qui sont les héritiers d’un même système, Franck Proust et Julien Plantier. Et puis, vous avez l’extrême-droite avec un homme (Julien Sanchez, NDLR) qui a abandonné Beaucaire, déroulant cyniquement son plan de carrière. » Et d’assurer qu’« avec la gratuité des transports, des aides renforcées aux familles monoparentales, nous voulons faire de Nîmes une ville vivante et solidaire. » Resté en retrait pendant les discours, Vincent Bouget se place derrière le pupitre pour l’allocution finale : « Cette salle (la halle des sports) a été le témoin du travail accompli depuis 18 mois… Témoin des paroles recueillies, de l’écoute bienveillante, des réponses partagées. »

Le « rêve » de Vincent Bouget

« Ensemble, nous allons réunir notre ville. Nîmes a été bâtie, forgée par des gens venus de partout : des Cévennes, d’Italie, d’Espagne, d’Afrique du Nord… Et on voulait nous faire croire que son avenir serait le repli nationaliste et identitaire ? », pointe Vincent Bouget qui, un brin lyrique, explique avoir « un rêve pour cette ville » : « Je rêve d’une Nîmes qui compte à nouveau, ouverte sur le monde, qui parle d’échanges, de culture, de paix. Plus que jamais à l’heure où tombent les bombes, nous devons brandir le rameau d’olivier (…) Ce rêve peut devenir une réalité. Et si je suis confiant ce soir… c’est parce que je sais que notre ville est pleine de ressources. » Le meeting s’est terminé en musique, au son du tube « Bouger, bouger » de Magic System.

Et aussi :

Jean-Marc Philibert soutient Vincent Bouget. Au cours de la vidéo introductive lançant la réunion publique, l’ex-tête de liste "Vivons Nîmes", qui n’a pas pu aller au bout de sa démarche, s’est prononcé « à titre personnel » pour Vincent Bouget, « de qui nous avons le programme le plus proche. »

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