C’est au Krystal, comme l’an passé, que les cartels des ferias arlésiennes ont été dévoilés dans une « boîte » bien remplie ! Aficionados et curieux sont venus à plus de 700 pour découvrir les affiches et écouter les explications de la programmation. « Saison après saison, les arènes d’Arles affirment leur place singulière dans le paysage taurin, fidèles à une histoire millénaire tout en regardant résolument vers l’avenir. La saison 2026 s’inscrit dans cette continuité : une programmation internationale, pensée avec exigence, respect de la tradition et ouverture », explique Lola et Jean-Baptiste Jalabert, directeurs des arènes arlésiennes.
Et le frère et la sœur de reprendre : « Deux grandes ferias marquent l’année : Pâques et Riz, moments où la passion et la grandeur de la tauromachie se donnent rendez-vous dans un écrin unique. De grands toreros internationaux aux jeunes talents en devenir, des ganaderias de référence espagnoles et portugaises et la confiance renouvelée aux élevages français qui occupent une place de choix dans notre programmation. »
Comme on pouvait s’y attendre, l’empresa a pris soin de confectionner des cartels prêts à révéler et réveiller des choses, des émotions, des sensations. Et la direction n’a pas oublié la jeunesse, celle qui fera les toreros de demain. « Chaque cartel est conçu comme une promesse d’émotion, de vérité et de transmission. Une nouvelle fois, les aficionados pourront se réunir à l’Espace Toros, du 28 mars au 2 avril gratuitement, pour y découvrir les toros de la feria et profiter d’une riche programmation basée sur la transmission : ateliers, exposants, courses camarguaises, tientas. À ce titre, Ludi Arles Organisation tient à renouveler son désir de travailler en étroite collaboration avec les écoles taurines arlésiennes. Notamment lors des deux novilladas sans picadors qui auront lieu, cette année, en feria. »
Ludi Arles Organisation essaie de varier les plaisirs tout en défendant un territoire, une idée du toro et du toreo et en faisant les yeux doux aux tendidos. Et pour celles et ceux qui ne viendront pas, une solution de repli est envisagée. Les courses seront télévisées par OnetoroTV. Enfin, les quatre tardes.
Mandy Graillon, adjointe au maire d’Arles, poursuit : « La feria c’est la sortie de l’hiver, l’événement qui sort notre ville du calme hivernal, l’expression vivante de notre ville. La fête ne s’arrête pas aux portes des arènes, mais ce qui se passe aux arènes, c’est le plus important ! Une feria sans toros, ce n’est pas possible ! »
Jean-Baptiste Jalabert poursuit et entre dans le vif du sujet : « Après une année 2024 qui n’a pas été très bonne, 2025 fut une belle temporada, à tous les niveaux. On a su se réinventer et se serrer les coudes. »
Les cartels de Pâques
Le vendredi 3 avril à 16h30, comme le veut maintenant la tradition, c’est une course camarguaise qui ouvrira la saison taurine arlésienne avec une royale de la manade Laurent, basée au Sambuc à la propriété des Marquises, réunissant six taureaux de premier plan, reconnus pour leur combativité et leur intelligence dans la piste.
Souleu, Vendôme, Scorpus, Ténor, Bajan et Tadorne offriront un défi de haut niveau à une sélection de raseteurs expérimentés et ambitieux. « Une course 100 % Arlésienne ! » Face à eux, les raseteurs qui ont marqué la saison taurine arlésienne 2025 : Youssef Zekraoui et Joachim Cadenas accompagnés par un plateau relevé composé de Youssef El Mahboub, Léandro Leal, Vincent Marignan, François Martin et Quentin Ayme. Une course d’ouverture placée sous le signe de la tradition et de l’intensité, au cœur des arènes d’Arles.
« Arles sera une vitrine vue dans le monde entier avec OneToro ! Cette année, nous allons avoir une saison très internationale, mais nous aurons deux novilladas sans picadors à Arles pour assurer des changes aux jeunes arlésiens. » La première aura lieu le samedi 4 à 11h, place à la novillada sans picadors, à la jeunesse et à l’avenir de la tauromachie avec la novillada sans picadors du samedi matin, rendez-vous essentiel de transmission et de formation, organisée en étroite collaboration avec l’École taurine du Pays d’Arles.
Face aux becerros de Yonnet, ganaderia emblématique, les jeunes novilleros viendront défendre leurs rêves, leur courage et leur engagement dans une arène chargée d’histoire.
Soutenir cette novillada, c’est accompagner la nouvelle génération à ses débuts, encourager le talent en devenir et rappeler que la tauromachie se construit aussi ici. Un moment sincère, authentique, où l’émotion naît de l’effort et de l’espoir.
Ian Bermejo (Espagnol), Mosti, Arias Samper (Colombien), Mathias Sauvaire, Hugo Masia et (Espagnol) Lisares.
Même jour, mais à 16h30, la corrida de Garcigrande. La feria s’ouvre avec une affiche de très haut niveau réunissant la prestigieuse ganaderia de Garcigrande et trois toreros aux parcours et aux styles complémentaires. « C’est une corrida de luxe, de gala ! »
Figure majeure du toreo contemporain, Jose Maria Manzanares incarne l’élégance et la maîtrise, tandis qu’Alejandro Talavante, torero d’inspiration et de créativité, promet des moments d’intensité et de surprise.
À leurs côtés, Marco Pérez, jeune révélation, triomphateur de la dernière Goyesque d’Arles, affronte un rendez-vous décisif dans un cartel qui dit beaucoup des ambitions de la feria. Une corrida d’ouverture placée sous le signe de l’exigence, du talent et de la transmission.
Le dimanche 5 avril à 11h, fidèle à une formule profondément ancrée, la novillada piquée du dimanche matin mettra à l’honneur six novillos issus de six élevages français différents, illustrant la richesse et le savoir-faire des ganaderias nationales.
D’Alain Tardieu (présentation) à Taurelle et fils, en passant par Tardieu Frères, Blohorn, Vieux Sulauze (présentation) et San Sebastian, chaque élevage apportera son identité et son exigence.
Face à cette diversité, Mario Vilau, Joselito de Cordoba, deux Espagnols, et Victor seront mis à l’épreuve dans un véritable rendez-vous de formation et de vérité. « Victor, de façon logique, revient, et il sera accompagné d’un novillero qui se présente en France, Joselito de Cordoba et du triomphateur de la fin de saison, Mario Vilau. »
Un moment clé de la feria, attendu des aficionados, au carrefour de la transmission, de l’exigence et de l’avenir.
Por la tarde, à 16h30, corrida de Torrealta pour Daniel Luque, Emilio De Justo, Tomas Rufo. Réunissant trois toreros qui ont marqué la saison passée à Arles, cette corrida s’annonce comme l’un des temps forts de la feria. Avec les toros de Torrealta, ganaderia de garanties et de personnalité, Daniel Luque, Emilio de Justo et Tomas Rufo retrouvent une arène dans laquelle chacun a récemment connu le triomphe.
Maîtrise, engagement et ambition se conjuguent dans une affiche de haut niveau, pensée comme une récompense aux succès d’hier et un nouveau défi face à un public exigeant. « C’est rassurant pour l’empresa ! »
Dernier jour de feria, et matinée traditionnelle corrida de rejon. « Matin comme après-midi, on a voulu réaliser quelque chose qui nous tenait à cœur en faisant venir deux élevages portugais, pourtant de garantie mais moins vus en France, et qui offrent des comportements différents ! »
Après leur triomphe retentissant à Arles en 2025, Andy Cartagena, Léa Vicens et Guillermo Hermoso de Mendoza retrouvent l’amphithéâtre arlésien pour une corrida de rejon placée sous le signe de l’élégance et de la complicité avec le cheval.
Les toros portugais de Passanha, reconnus pour leur noblesse et leur tempérament, offriront un défi à la hauteur de ces cavaliers d’exception. Une matinée de haute voltige taurine, où le spectacle équestre et l’émotion seront au rendez-vous.
Dernière corrida de feria et clôture du cycle pascal avec une affiche à forte personnalité. Une course qui met à l’honneur l’esprit international de la tauromachie avec les toros portugais de Murteira Grave (présentation) face à trois matadors de nations et de styles différents : l’Espagnol Manuel Escribano, le Vénézuélien Jesus Enrique Colombo et le Français El Rafi, Nîmois de naissance mais Arlésien grâce à son alternative prise dans l’amphithéâtre local en 2021. « Un cartel de banderilleros ! »
Réunis par leur condition de banderilleros, les trois hommes partagent un goût prononcé pour l’engagement, la vérité du combat et le toreo spectaculaire. Face à une ganaderia torista, reconnue pour la caste et l’exigence de ses toros qui séduit les aficionados les plus exigeants ces dernières années, ce cartel promet une tarde de bravoure et d’émotion, fidèle aux valeurs les plus pures de l’aficion.
Et la feria du Riz ?
Pour la feria du Riz, les affaires commenceront le 11 septembre avec une course aux As et le 12 la traditionnelle corrida goyesque. Rendez-vous emblématique de la temporada arlésienne, la goyesque d’Arles réunit cette année une affiche d’exception (dont l’aspect artistique sera assuré par un jeune arlésien).
« C’est un cartel de prestige ! Une corrida de l’art avec Roca Rey qui a voulu revenir ! » Les toros de Jandilla, ganaderia de référence, seront affrontés par trois toreros aux personnalités affirmées et complémentaires. Juan Ortega, maître du toreo classique et du temple, incarne l’essence même de la pureté. Roca Rey, figure incontournable du toreo actuel, apporte son intensité, sa capacité à électriser les arènes et son sens du triomphe. À leurs côtés, Marco Pérez, triomphateur de la dernière goyesque d’Arles, poursuit son ascension dans un cadre prestigieux, symbole de transmission et d’avenir.
Corrida unique au monde, la goyesque d’Arles se distingue également par la décoration exceptionnelle des arènes, confiée à un artiste de renom, et par une programmation musicale spécialement créée pour cet événement. Une goyesque fidèle à son esprit : élégance, émotion et grande tauromachie, dans l’écrin unique des arènes d’Arles.
Le 13 septembre à 11h, novillada sans picadors des frères Jalabert (cartel à définir) et, en guise d’ultime course de la saison arlésienne, une corrida de Pagès-Mailhan. Cette corrida dominicale illustre pleinement l’ouverture internationale de la feria.
Après les toros de Yonnet, du Curé de Valverde et de Robert Margé, ce sont les toros français de Pagès-Mailhan qui passeront l’épreuve de l’amphithéâtre arlésien et feront face à trois matadors venus de cultures taurines différentes. À Arles, la ganaderia camarguaise confirme sa place au plus haut niveau, portée par des toros exigeants et encastés. « Le cartel est jeune, ou en tout cas ceux qui peuvent espérer et prétendre à occuper des places plus importantes. »
Le Français Juan Leal, torero de courage et d’authenticité, partagera l’affiche avec l’Espagnol José Garrido, torero solide et technique, et le Mexicain Diego San Roman, représentant d’une nouvelle génération ambitieuse. Un cartel équilibré et engagé, où la diversité des styles et des origines s’inscrit dans une même quête de vérité et d’émotion.
Du 22/01 au 28/02 : vente des abonnements uniquement par Internet, courrier ou par virement. Du 2 au 13 mars : du lundi au vendredi de 9h30 à 15h30 au Bureau des arènes, sur Internet, par courrier ou par virement.
Les avantages des abonnés ? La possibilité de réserver des places individuelles avant l’ouverture de la location. La priorité sur la réservation de la Cocarde d’Or, une place est également offerte pour la feria de Madrid.
Les places individuelles seront à l’achat à compter du 16 mars.