Publié il y a 18 jours - Mise à jour le 03.06.2024 - François Desmeures - 2 min  - vu 779 fois

FAIT DU SOIR Une antenne alésienne pour l'Institut de formation aux métiers éducatifs

Les locaux alésiens se situent au 4 quai Boissier-de-Sauvages

- François Desmeures

Afin de se rapprocher de ses étudiants potentiels - et d'en séduire de nouveaux - dans un terrain où ces métiers sont nombreux, l'Institut de formation aux métiers éducatifs (IFME) a ouvert, en novembre, une antenne à Alès, en plus de son siège nîmois. La formation se rapproche aussi, ainsi, des personnes envers lesquelles les candidats formés devront exercer. 

Les locaux alésiens se situent au 4 quai Boissier-de-Sauvages • François Desmeures

Si les locaux alésiens de l'Institut de formation aux métiers éducatifs (IFME) ont été inaugurés ce lundi midi, au 4 quai Boissier-de-Sauvages, les locaux bruissent depuis novembre de leurs salariés et étudiants. Deux filières sont actives, dans la capitale cévenole : celle d'accompagnant éducatif et social (AES), en un an, et celle de moniteur-éducateur, qui nécessite deux ans de formation. 

Si l'IFME s'installe à Alès, c'est parce qu'une partie des étudiants vient d'ici. "Cela nous permet de capter le territoire des Cévennes, résume plus largement Leïla Daubanton, cheffe du pôle formation initiale, même au-delà du département. Certaines personnes ne seraient pas en formation, actuellement, si nous ne nous étions pas déplacés." C'est donc, pour Leïla Daubanton, "une réponse aux besoins du territoire qui part d'un diagnostic : pour les filières infra-bac, le public arrivait surtout du nord du département". Rapprocher le lieu de formation permet ainsi de séduire plus de candidats, tout en limitant leurs coûts d'étude, en évitant une éventuelle location nîmoise ou des coûts de transport. 

Yannick Moureau, directeur de l'IFME, Julie Delalonde, conseillère régionale, et Olivier Jeanne, président de l'association Apafase, tutelle de l'IFME • François Desmeures

Séduire de nouveaux étudiants est aussi une tentative de réponse à une forme de désaffection que connaissent ces métiers. Avec les formations proposées à Nîmes - éducateur spécialisé, éducateur jeunes enfants ou assistant de service social - "on est sur cinq diplômes en tension, poursuit Leïla Daubanton, que cherchent des employeurs tous les jours". Face au manque d'attractivité, "on a mis en place des ambassadeurs métiers, qui doivent permettre d'aller chercher des candidats"

Conditions de travail difficiles, flexibilité, les paramètres du métiers peuvent rebuter pour des étudiants à peine sortis du lycée. D'autant que la revalorisation induite par le Ségur de la santé - pour autant qu'elle soit considérée comme suffisante... - ne concerne pas tous les personnels. "Parmi les AES, on assiste souvent à des reconversions", constate la cheffe du pôle formation initiale. Mais parmi ceux qui envisagent ceci comme une possibilité, une part serait refroidie par l'utilisation de ParcoursSup pour l'inscription, qui laisserait entendre que la formation ne concerne que des étudiants post-bac. "Alors que le terrain aurait besoin de personnes avec un parcours de vie", insiste Leïla Daubanton. 

Financées à environ 80% par la Région Occitanie, les formations de l'IFME "répondent aux besoins des populations, des employeurs et des apprenants", est venue valider Julie Delalonde, conseillère régionale membre de la commission solidarité, égalité, inclusion, ainsi que de celle de la santé. "Sur Alès, en un mois, sans aucun problème, on a rempli les formations", a salué le directeur de l'IFME, Yannick Moureau. Avant même son inauguration, l'IFME était, donc, déjà un succès. 

François Desmeures

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