C’est devant une assemblée de professionnels du secteur de l’industrie que Gilles Laborde a expliqué le fonctionnement et les avantages d’une adhésion au cluster Primus qu’il préside, ce vendredi 16 janvier, dans les locaux de la Chambre du commerce et de l’industrie (CCI) du Gard. Crée à Toulouse en 2013, ce groupement d’entreprises œuvre pour la défense sur le territoire français. Aujourd’hui, soixante-cinq entreprises y ont adhéré, contre 8, dès la création du projet. Mais les ambitions du cluster ne s’arrêtent pas là. « On espère avoir 75 membres d’ici la fin 2026 », souligne Gilles Laborde. D’où sa présence à Nîmes, en ce début d’année 2026.
Nombreux sont les entrepreneurs gardois réunis pour écouter la présentation de ce cluster, d’ores et déjà composé de deux entreprises du département ; APPI Technology ou encore XAP Technology, représentée par Jérôme Bousquet. D’autant que l’Occitanie reste le lieu d’implantation principal des entreprises du cluster (75 %). Les autres se situant en Nouvelle-Aquitaine et en Provence-Alpes-Côte-d'Azur.
3 milliards d’euros
Soutenu par la Direction générale des armées (DGA), le cluster permet de faciliter le lien entre des entreprises créant des richesses dans le secteur de la défense et les institutions qui assurent cette défense, notamment les armées. Aujourd’hui, le cluster produit un chiffre d’affaires global de 3 milliards d’euros, dont 650 millions dans le secteur de la défense. Une richesse principalement créée par des Petites et moyennes entreprises (PME) ou encore des Très petites entreprises (TPE).
Le lien avec les instructions n’est pas le seul avantage exposé par Gilles Laborde quant au fait d’adhérer à ce groupement. Toujours en lien avec les institutions afférentes à la défense, ce cluster a pour but de soutenir la filière de l’industrie, valoriser les savoir-faire, apporter un réel soutien d’un point de vue des ressources humaines à ses adhérents ou encore sensibiliser aux risques grandissants de sécurité, qu’ils soient virtuels ou physiques. « Trop d’entreprises peuvent subir des sabotages ou des intrusions », explique le président de Primus.
Des rencontres en 2026
Le temps de présentation a laissé place à un temps d’échanges entre les entreprises gardoises et le président du cluster Primus. Le groupement a pour ambition de poursuivre ces moments d’échanges en 2026, notamment en Occitanie avec un job dating ou encore le salon des drones, qui se tiendront à Toulouse, courant octobre. L’organisation d’une Journée business, défense et sécurité à Nîmes est également à l’étude pour l’année en cours. « Si on peut mener ça à bien, c’est déjà une bonne chose », conclut Gilles Laborde.