Pour la famille Buisson, le choix d'Uzès n'est pas le fruit du hasard. "Uzès, il y a beaucoup de tourisme et on marche beaucoup avec le tourisme", confie Frédéric Buisson. "Et puis il y a du pouvoir d'achat, une capacité au niveau du commerce avec un certain dynamique", explique l'entrepreneur. C'est d'ailleurs une opportunité concrète qui a déclenché le projet : un local libéré dans le passage Marchand, un endroit stratégique puisqu'il constitue le point de passage obligé pour tous les visiteurs qui stationnent au grand parking uzétien. "On nous a appelé et on a sauté sur l'opportunité."
Le petit pâté d'Uzès en projet
La boutique reprend à l'identique le concept nîmois : petits pâtés bien sûr, mais aussi fougasses, sacristains et autres spécialités de la maison Buisson. Même code couleur, même ambiance. Quelques finitions sont encore en cours, notamment la réalisation par un ferronnier d'art de l'emblème de Nîmes, comme à la boutique mère. Et pour ancrer la nouvelle adresse dans son territoire d'adoption, les frères Buisson ont prévu une touche locale : un second emblème représentant la cathédrale d'Uzès, travaillé par le même artisan. Une idée dans le même esprit que le nom déjà évoqué en interne : le Petit Pâté d'Uzès.
L'affaire est avant tout une histoire de famille. Frédéric et son frère tiennent ensemble les rênes de cette maison dont les racines remontent à 1812. C'est en boulanger de métier qu'ils ont repris, il y a cinq ans, les petits pâtés nîmois à Christophe Brunetti, une spécialité locale devenue incontournable. Le succès de la boutique nîmoise leur a donné confiance, et l'idée d'ouvrir à Uzès germait depuis un moment. "On s'est toujours dit, si on avait à ouvrir d'autres boutiques autres que sur Nîmes, ça serait Uzès à priori", confie Frédéric Buisson, satisfait de la première matinée d'ouverture et de l'engouement des Uzétiens. "On n'a pas touché terre", confie-t-il.
Pour Frédéric Buisson, cette ouverture marque clairement un cap. "La boutique à Nîmes marche très bien. On a franchi un cap et là, on va en franchir, j'espère, un autre." La suite du développement est déjà dans les têtes : Aigues-Mortes figure parmi les prochaines cibles, avant un rêve plus lointain mais bien présent. "L'un des rêves les plus forts, ça serait Lyon ou Paris. On a beaucoup de gens qui viennent de Paris ou de Lyon acheter des pâtés nîmois en vacances."