Le parrain ou la marraine est « une personne ressource », rappelle le directeur de la MLJ Frédéric Combernous. Il peut s’agir de personnes en activité ou retraitées de divers secteurs d’activité, qui mettent leur expérience à disposition de la MLJ pour accompagner les jeunes pendant un temps donné. « Les conseillers de la MLJ vont pouvoir les diriger vers la marraine ou le parrain qui convient à leur projet professionnel et qui est prêt à les coacher », développe-t-il.
Ce dispositif national, la MLJ Gard rhodanien-Uzège s’en est emparée en choisissant surtout de « travailler sur le savoir-être, le comportement et le réseau du parrain ou de la marraine pour accompagner ces jeunes sur le marché du travail, poursuit Frédéric Combernous. C’est un parrainage emploi, mais en amont, on travaille énormément de choses. » Par exemple, les parrains et marraines de l'association Agir ABCD participent notamment avec un accompagnement au code de la route.
La MLJ Gard rhodanien-Uzège compte 22 parrains, dont 14 sont en activité, pour 30 parrainages par an. « Ça signifie 30 jeunes qui s’engagent, qui s’investissent, c’est un tremplin », commente le directeur. Et ça marche, puisque le dispositif présente « 46 % de sorties positives, soit un retour à l’emploi de plus de six mois ou à une formation », précise la conseillère de la MLJ Stéphanie Thoumieux.
Pour la MLJ, il s’agit d’une corde de plus à l’arc des dispositifs déployés au quotidien. « En 2025, nous avons accompagné environ 2 000 jeunes sur l’ensemble du territoire de 86 communes que nous couvrons, un chiffre stable, en légère hausse sur les premiers accueils, avec 750 jeunes », présente Frédéric Combernous.
Et 2026 part fort : « En ce début d’année, les chiffres explosent, tant au niveau des entretiens que des premiers accueils ou des dispositifs, alors que nos finances vont baisser drastiquement », explique-t-il. Les Missions locales pourraient pâtir d’une baisse de 8 % de leur budget dans la Loi de finances. « Pour nous, c’est l’équivalent de trois postes, alors que le travail est là, et de plus en plus compliqué », rajoute-t-il.