Publié il y a 2 ans - Mise à jour le 05.10.2021 - stephanie-marin - 3 min  - vu 239 fois

GARD Sapritch termine sa tournée rurale, place aux projets

Alan Saprich alias Sapritch a terminé sa tournée rurale ce dimanche à Redessan. (Photo : S.Ma/ObjectifGard) - Romain CURA

Sa barbe est plus longue mais le regard n'a pas changé, toujours aussi rieur. La dernière fois que nous avions croisé le chemin d'Alan Saprich alias Sapritch, c'était en février 2020 à Sommières. Vingt mois après - et quels mois ! - le Breton était de retour dans le Gard. Il achevait ce dimanche 3 octobre sa tournée rurale orchestrée avec la SMAC Paloma, à la salle des fêtes de Redessan.

Objectif Gard : Sapritch, tu participes à ta troisième tournée rurale organisée avec la SMAC Paloma. On a pu découvrir les one man conf' "T’as vu c’que t’écoutes ?!", "Yo !", "Populaire"... 

Sapritch : Et maintenant, il y a "Go Punk Yourself", que j'ai joué à Sommières le 29 septembre et le 2 octobre à Belvezet. Il est un peu différent des précédents car il est debout et sous forme d'un concert punk. Mais ça reste le même délire, on découvre des chansons, on en redécouvre, je joue de la musique et on rit, on apprend en s'amusant. J'ai voulu parler du punk qui est une période que je n'ai absolument pas vécu mais par contre j'ai joué de la musique punk dans la fin des années 90.

Pourquoi ne pas simplement tourner avec la nouvelle création ?

Je n'aime pas fonctionner en saison comme les théâtres ou autres. Pourquoi ne pas garder tous mes spectacles, c'est le même matériel utilisé, c'est le même mec, enfin les deux mêmes mecs puisqu'il y a Sébastien avec moi (à la régie, Ndlr). Je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que... Non,  je tourne avec les quatre en même temps.

Puisqu'on est à la dernière date, un bilan s'impose sur cette tournée rurale, sur ce que ça t'apporte. 

Ce que ça m'apporte ? C'est de venir vous voir à l'autre bout de la France, puisque vous habitez loin ! (Rires) Ce sont de chouettes tournées, dans des lieux qui ne me sont pas toujours accessibles. C'est cool, ça se passe bien, on est bien accueillis, on mange bien... Mais c'est aussi une façon de rendre accessible la culture un peu partout, là où il y a peut-être moins de diversité.

Avec "Populaire", puisque c'est le dernier spectacle présenté pour cette tournée rurale, tu apprends au public à devenir une star de la chanson. Puisque tu as la recette, pourquoi tu n'es pas devenu une star de la chanson ?

Parce que c'est un boulot de m.... ! Je préfère être coach, c'est ça la classe, elle est pour celui qui tire les ficelles. Je ne suis pas devenu une star de la chanson parce que je n'ai jamais eu cette ambition. Ce spectacle, c'est un prétexte pour parler de la chanson française. Ce qui est intéressant pour moi, c'est l'analyse des mécaniques de succès, c'est de s'interroger sur pourquoi et comment tel ou tel artiste, Michel Sardou par exemple, a du succès depuis si longtemps alors que ce qu'il a fait n'est pas révolutionnaire. On apprend pourquoi et comment on peut reproduire tout ça.

Est-ce une mécanique qui a traversé les générations ?

Oui, ce qui marche, c'est la sincérité. On peut parler de JUL si tu veux. Ce sont des parcours de vie, pas factices mais sincères. Ce sont toujours ces artistes-là qui marchent. Un mec comme JUL, typiquement, ça fonctionne parce qu'il est sincère, qu'il continue à s'habiller en Quechua, qu'il ne joue pas un personnage. Tous ceux qui durent, Hallyday, Piaf, Sardou, ce sont des gens qui sont sincèrement engagés dans leurs créations.

Quels artistes de la chanson française te font vibrer actuellement ?

Catherine Ringer... C'est toujours d'actualité et ça le sera toujours. (Rires) Alors il faut que je réfléchisse, je dois certainement avoir des copains à sponsoriser ! Ah si, Kalika, tu connais ? Il faut absolument que tu écoutes. Elle ne chante pas forcément en français, mais je te conseille vivement d'écouter une harpiste qui s'appelle Rebecca Féron. Il y a un super groupe aussi qui s'appelle Teeth. Un peu de rap ? Le rappeur nîmois Welch. Bonnie Banane, ça aussi il faut que tu écoutes.

Dans tes différents spectacles, tu évoques le rap, la chanson français, le punk. Pour le prochain, ce sera sur le reggae ?

Non. Pour l'instant, je ne vais plus aborder l'esthétique, je vais faire "T'as vu c'que t'écoutes 2" pour 2023. Ce spectacle s'appellera "I feel good". On va découvrir de nombreuses musiques mais à travers ma vie de musicien, mon parcours de musicien. je vais me livrer, je vais vous livrer mes vilains petits secrets et pas que du glorieux. En pour 2022, j'ai été contacté pour animer et composer pour un ciné-concert participatif, avec des moyens métrages, courts métrages d'animation sur l'écologie.

Propos recueillis par Stéphanie Marin

Stéphanie Marin

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