La présidente du Conseil départemental du Gard, Françoise Laurent‑Perrigot, accompagnée de la vice‑présidente déléguée à la Protection de l’enfance, Maryse Giannaccini, a accueilli le président du Conseil départemental de la Lozère, Laurent Suau, qui avait exprimé son intérêt pour découvrir le fonctionnement du foyer départemental de l’enfance du Gard.
La présidente gardoise explique : « Un tiers de la population gardoise a moins de 30 ans. Parmi ces 30 000 jeunes, il y a des milliers d’enfants en souffrance et en danger. Et dans ce domaine, en matière de protection de l’enfance : nous assumons nos responsabilités. Il faut rappeler un chiffre qui en dit long : 4 000 enfants sont accompagnés par le Conseil départemental du Gard au titre de l'aide sociale à l’enfance. »
Acteur central de la protection de l’enfance sur l’ensemble du territoire gardois, cet établissement public social autonome accueille chaque année des enfants et jeunes majeurs de trois jours à 21 ans, ainsi que leurs parents, dans des situations de crise, de danger ou de vulnérabilité.
« En plus de nos services directs, nous employons actuellement 430 assistants familiaux, nous finançons et supervisons l’action de notre foyer de l’enfance, de 12 Maisons d’enfants à caractère social et plusieurs lieux de vie et d’accueil », complète Maryse Giannaccini.
Situé route d’Uzès à Nîmes, le FDE dispose de sites annexes à Bagnols-sur-Cèze et Uzès pour plus de proximité à l’échelle du département. Il est dirigé par le docteur Christelle Faucitano, également directrice du centre départemental d’accueil des familles. Créé en 1953 avec 70 enfants âgés de deux à 21 ans, le foyer départemental de l’enfance (FDE) est en perpétuelle évolution pour subvenir aux besoins de plus de 470 enfants accueillis en 2025.
Ouvert 24h/24 et 365 jours par an, il assure une mission d’accueil d’urgence inconditionnelle. Il constitue à la fois un lieu d’accueil de la crise, un lieu de vie sécurisant et un observatoire essentiel de l’évolution des fragilités familiales et sociales. L’accueil au foyer départemental de l’enfance ne se limite pas à une mise à l’abri : il permet à chaque enfant de retrouver une continuité, un rythme, une stabilité et une sécurité affective, tout en préservant (autant que possible) les liens d’attachement fondamentaux avec ses parents, sa fratrie et son environnement.
Les équipes pluridisciplinaires (168 équivalents temps plein) assurent un accompagnement global fondé sur la bientraitance, la co-éducation et le respect des droits des enfants et des parents.
La présidente rappelle : « Même si nous évaluons continuellement ces structures, j’ai tenu à les rencontrer personnellement et à les faire découvrir à mon homologue de la Lozère, en quête d’exemples concrets dans ce domaine. Nous allons prochainement ouvrir au Mas de Ville à Nîmes et à Pont-Saint-Esprit de nouveaux lieux d’accueil adaptés, car nous avons malheureusement besoin de places ! »
Quelques chiffres… Le budget alloué par le Conseil départemental est de près de 13 millions d’euros en 2025. 500 enfants par an en moyenne passent par le foyer départemental de l’enfance. 75 fratries ont été accueillies en 2024 (33 % des enfants), 58 % de garçons pour 42 % de filles. 79 % des accueils sont d’origine judiciaire. Les motifs d’admission en 2024 : carences éducatives (177), conflits familiaux (78), violences (63), fugues/errance (67 + 21), retours en famille (avec ou sans mesure) : 35 % en 2024.