C’est après un mariage fortement arrosé que Majide, le prévenu dans cette affaire, s’est introduit dans un logement et y a dérobé un portefeuille et des clés de voiture, dimanche 11 janvier vers 3h30 du matin. Mis en fuite par l’habitante des lieux, il a laissé sur place ses papiers d’identité. Parti des lieux au moment où il s’en est rendu compte, l’homme de 31 ans a rebroussé chemin pour tenter de récupérer ces documents. C’est ce qui lui a valu d’être arrêté par les forces de police arrivées sur place. « Ma cliente est traumatisée », souligne maître Grégory Lorion, avocat des parties civiles intervenant auprès de la victime du vol.
Selon le rapport dressé par les fonctionnaires, le trentenaire aurait résisté à son interpellation en se débattant puis en se tortillant pour ne pas être menotté. Fortement alcoolisé, il a également refusé de se soumettre aux tests d'usage en matière d’alcoolémie. Ne faisant qu’aggraver son cas, il a proféré de nombreuses insultes aux policiers comme « enfant de pute » ou encore « baltringue, je vais te retrouver », sur le ton de la menace. Pour justifier ces faits, le prévenu, interrogé par la composition du tribunal correctionnel de Nîmes, répond : « J’étais pas dans mon état. » Il évoque que, l’alcool se faisant, il se serait trompé de logement, le sien se trouvant à 200 m de là. Une explication qui ne justifie pas qu’il ait été retrouvé en train de faire les poches d’une veste qui n’était pas la sienne.
« L’alcool ne vient pas le dédouaner », lance Zinev Boukir, procureure de la République, avant de requérir 18 mois de détention à l’égard du prévenu, dont 9 assortis d’un sursis probatoire. « Ce n’était pas des actes préparés », argue maître Sarah Khrof pour la défense du prévenu. Un argument qui n’a pas su convaincre le tribunal, présidé par Jérôme Reynes, qui l’a déclaré coupable des faits lui étant reprochés. Il a écopé de 3 ans d’emprisonnement, dont une année assortie d’un sursis probatoire. Concrètement, il a été conduit en détention à l’issue de l’audience et devra y rester pour l’intégralité de sa peine ferme. Dans le box, le prévenu a accueilli la décision avec agitation.