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Mise à jour le 30.01.2026 - Romain Fiore - 5 min - vu 33 fois
L'INTERVIEW Anthony Velay : "Le Boxing Fighters System, c'est devenu un des plus gros galas de boxe de France"
À seulement 22 ans, Anthony Velay s’impose déjà comme l’un des grands noms du kickboxing français. Champion du monde K-1, double champion d’Europe et figure montante de l’équipe de France, le Montpelliérain sera l’une des attractions majeures de la 6ᵉ édition du Boxing Fighters System (BFS), ce samedi soir au Parnasse à Nîmes. Habitué du BFS, le boxeur héraultais disputera un tournoi international à quatre combattants en -69 kg, avec l’ambition de confirmer son statut et de briller devant le public gardois.
Il sera ce samedi soir l’une des attractions de la soirée. Anthony Velay, boxeur professionnel, monte en puissance et possède déjà un sacré palmarès. À seulement 22 ans, ce jeune Héraultais originaire de Montpellier est déjà membre de l’équipe de France de kickboxing depuis cinq ans et cumule les trophées, notamment celui de champion du monde K-1, double champion d’Europe en K-1 et en muay-thaï, ainsi que champion intercontinental WKN.
Ce samedi 31 janvier, il disputera un tournoi à quatre boxeurs pour la 6e édition du Boxing Fighters System. Après trois années dans la salle Pablo-Neruda, le BFS est monté en gamme petit à petit et présente déjà une troisième soirée au Parnasse, habituel antre de l’USAM Nîmois. Pour cette occasion, un tournoi international en -69 kg sera organisé avec Anthony Velay (FRA), David Borros (ESP), Francesco Pica (ITA) et Bevan Oguz (ALG). L’occasion pour le boxeur sudiste de revenir sur ce bel événement qui l’attend.
Objectif Gard : C’est la 6ᵉ édition du Boxing Fighters System et vous faites partie des habitués. Qu’est-ce qui vous a donné envie de revenir cette année après votre passage remarqué lors de l’édition précédente ?
Anthony Velay : Alors le BFS, c’est vraiment un très bon événement, l’un des plus gros en France. Ça fait plaisir d’y boxer avec tous les plus grands boxeurs qui sont présents, c’est un grand plaisir d’y participer. C’est un événement qui monte en puissance surtout : c’est la sixième édition et c’est déjà un très gros gala, avec une très belle salle et de très bons boxeurs, donc c’est vraiment top.
L’an dernier, vous avez marqué les esprits avec plusieurs victoires, dont deux en tournoi. Quel souvenir gardez-vous de cette édition et qu’est-ce qu’elle a apporté dans votre progression ?
C’est vrai que l’année dernière, j’ai fait trois tournois, avec deux victoires et une où je perds en finale. Les tournois, c’est assez compliqué, c’est dur : il faut gérer dès le premier combat. Même s’il faut le gagner, il faut quand même gérer les blessures, et ça met du challenge.
Cette année, vous allez disputer un tournoi à quatre boxeurs. Mentalement et physiquement, qu’est-ce que ce format change par rapport à un combat classique ?
C’est ça, alors c’est compliqué. Tous les tournois sont différents. Il faut quand même se réserver, mais en même temps il faut gagner le premier combat, donc il faut gérer. C’est avec un peu d’expérience. Ce n’est pas facile, mais je m’y habitue et je fais en sorte de bien me préparer et de m’adapter, en faisant des sparrings et en prenant un peu plus de temps de récupération entre les combats. On essaie de s’adapter pour être le mieux préparé possible. En plus, je n’ai affronté aucun de mes adversaires de samedi. Je les connais de nom, j’ai regardé un peu leur parcours et leur manière de boxer.
Le Boxing Fighters System prend de plus en plus d’ampleur, avec un public fidèle et un niveau qui monte chaque année. Comment expliquez-vous cette montée en puissance et que représente le BFS pour un boxeur comme vous ?
Comme je l’ai dit, c’est vraiment un très beau gala, l’un des plus beaux en France. Les gens voient le niveau qu’il y a, et chaque année ils veulent revenir parce qu’ils savent que Habib Bakir, l’un des organisateurs, fait un très bon travail avec les boxeurs. Il arrive à proposer de très beaux fights, donc les gens aiment et reviennent pour voir du beau spectacle.
Vous êtes montpelliérain et vous allez combattre à Nîmes. Est-ce que cela ajoute une pression particulière ou, au contraire, une motivation supplémentaire de boxer “à domicile”, devant le public gardois ?
Non, ils sont derrière “le gars du Sud”. Je pense qu’ils encouragent les locaux, surtout que c’est un tournoi international. Après, c’est vrai que je boxe souvent dans d’autres pays et pas vraiment dans le Sud, ce qui est assez rare. Donc ça fait plaisir de ramener du monde, de faire venir un maximum de personnes, la famille, les amis. C’est cool. Ça peut être une petite pression supplémentaire, mais c’est positif, c’est ça qu’il faut.
Vous êtes coaché par votre père, ce qui n’est pas anodin dans un sport aussi exigeant que la boxe. Comment décririez-vous votre relation au quotidien, entre le ring et la vie de tous les jours ?
Ah, mon père, c’est vraiment avec lui depuis le début. On a commencé ensemble, je suis très proche de lui. Des fois, ce n’est pas facile, on parle toujours de boxe à la maison, mais au moins il est derrière moi. Ça me permet de rester focus et de ne pas faire d’erreurs. À chaque fois, c’est cool. En même temps, ce n’est pas facile, mais pour moi, pour faire les bons choix, c’est ce qu’il faut aussi.
La sixième édition du Boxing Fighters System se déroulera au Parnasse à Nîmes (Photo Anthony Maurin)
Quels sont vos objectifs pour ce tournoi et, plus largement, pour la suite de votre saison ?
Déjà, le premier objectif, c’est le tournoi. C’est un très gros tournoi avec de très bons fighters, donc le gagner serait énorme et c’est l’objectif principal. Ensuite, continuer à boxer les meilleurs, aller chercher un maximum de titres. Pour l’instant, il n’y a rien d’officiel, rien de prévu, mais j’espère en défendre et en remporter d’autres par la suite.
LE BFS
le samedi 31 janvier 2026, Salle du Parnasse de Nîmes
Ouverture des portes : 17h45
Le programme:
Romann LAROUDIE (France) vs James BRANIFF (Irlande du nord) 3x3' 75kg
Jordan COCCU (France) vs Jay SNODDON (Irlande du nord) 3x3' 63,5kg
Yassine REZGUI (Italie) vs Kazbek TSARAKHOV (France/Ossetie du Sud) 3x3' 75kg
Iliass KRAFI (Maroc) vs Eemran EL BOUJDAINI (Maroc/ Belgique) 3x3' 67kg
Majid AMAROUCHE (France/ Belgique) vs Christian DOMINGUEZ (Espagne) 3x3' 75kg
WKN Tournament 67kg: 4 Nations, 1 vainqueur
Un tournoi qui s'annonce explosif réunissant quatre combattants prêts à tout pour s’imposer :
Anthony VELAY (France)
David BOROS (Espagne)
Francesco PICA (Italie)
Bevan OGUZ (Turquie / Algérie)
Main Event : Joachim OURAGHI (France) vs Mounaim BENAMAR (Espagne/Maroc) 3x3' 63,5kg
Ali BADAWI (Suisse) vs Mike KENA( Congo/Italie) 3x3' 95Kg