Publié il y a 3 h - Mise à jour le 23.01.2026 - Romain Fiore - 6 min  - vu 120 fois

L'INTERVIEW Jeffrey Assoumin : « L’objectif, c’est de jouer la première place »

OAC Olympique alès en cévennes

Jeffrey Assoumin, capitaine de l'OAC

- Romain Cura

Capitaine de l’Olympique d’Alès en Cévennes, Jeffrey Assoumin dresse le bilan d’une première partie de saison contrastée. Entre un départ parfait, puis huit points de pénalité et une série de trois matchs sans victoire, le défenseur alésien évoque le contexte, l’état d’esprit du groupe et les objectifs pour la phase retour.

Objectif Gard : Vous êtes le capitaine du club, mais également le plus ancien joueur présent à l’Olympique d’Alès en Cévennes. L’équipe entame sa phase retour face à Lyon-La Duchère ce week-end. Quel bilan faites-vous de cette première partie de championnat ?

Jeffrey Assoumin : Je trouve que sportivement, c’est vraiment une belle première partie de saison, même si on n’a pas disputé le dernier match aller (la rencontre face à Montpellier a été reportée). On peut être satisfaits de notre bilan, puisqu’on termine avec deux matchs nuls et une seule défaite. Sportivement, ça reste quand même une belle performance. Après, on a vu que sur les derniers matchs, ça tournait un peu moins en notre faveur. On était un peu moins cliniques qu’au début de saison. Il ne faut pas oublier qu’on avait un nouveau groupe, il a fallu créer de l’alchimie. Je pense que c’est de bon augure pour bien finir la deuxième partie de saison.

L’équipe a connu un très bon début de saison. Qu’est-ce qui fonctionnait particulièrement bien à ce moment-là ?

Je pense qu’on était déjà défensivement très solides et assez imprévisibles offensivement. On pouvait avoir des exploits individuels sur les côtés qui nous déclenchaient des occasions, il y avait beaucoup de dépassement de fonction. Puis il y avait notre solidarité, qui faisait qu’on était difficiles à lire pour les autres équipes. Et ça nous a réussi.

oac assoumin
Jeffrey Assoumin. • Photo Corentin Migoule

Comment le groupe a-t-il vécu l’annonce des huit points de pénalité ?

Ça a été confirmé juste avant qu’on parte en vacances, donc sur le coup on n’a pas eu trop le temps d’échanger, mais on a tous été déçus. Même si on savait qu’il y avait peu de chances que l’appel nous soit favorable, maintenant on sait que c’est acté. On a été dégoûtés pendant deux ou trois jours, puis on est passés à autre chose. On sait que sportivement, on avait les qualités pour être en haut du championnat. Si on parle uniquement en termes de matchs gagnés sur le terrain, en attendant celui de Montpellier, on reste devant. Donc on sait qu’on peut gagner des matchs et recoller petit à petit.

Est-ce que cette sanction a changé votre manière d’aborder les matchs, mentalement ou sportivement ?

Non, parce que nous nous considérons toujours comme la même équipe, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts. On aborde les matchs exactement de la même façon, comme si on était toujours en haut du classement. On reste sûrs de nos forces, ça ne change pas notre état d’esprit.

En tant que capitaine, quel message avez-vous essayé de faire passer au vestiaire après cette décision ?

Je n’ai pas eu besoin d’en faire trop, que ce soit pour les plus jeunes ou pour ceux qui jouent moins. Le groupe a bien réagi. Il n’y a pas eu d’impact sur le terrain, ni à l’entraînement, ni dans les attitudes.

Jeffrey Assoumin OAC
Arrivé en 2023, le latéral est de retour à son poste.  • photo d'archives D.R.

L’OAC reste sur trois matchs sans victoire. Comment expliquez-vous cette série ?

Déjà, il y a des détails, comme nos entames de match. Sur les trois rencontres qu’on ne gagne pas, on prend le premier but avant la 10ᵉ minute. C’est toujours compliqué de revenir dans un match quand on encaisse en premier. Il y a aussi eu pas mal de manque de réussite. Ce sont trois matchs où on se procure beaucoup d’occasions, statistiquement plus que l’adversaire, et normalement on aurait dû marquer davantage. Souvent, il y a un défenseur qui sauve sur la ligne ou un gardien qui fait les arrêts qu’il faut. Même si les matchs étaient globalement un peu moins aboutis qu’au début de saison, si on fait le bilan, ce sont des rencontres qu’on a nettement dominées en termes d’occasions.

Les matchs vont s’enchaîner pendant cinq semaines. Comment le groupe se prépare-t-il à cette période intense ?

Oui, d’autant plus qu’on a été éliminés assez tôt de la Coupe de France, donc on a très peu enchaîné par rapport à d’autres équipes. C’est difficile d’avoir une semaine avec match, puis une semaine sans, de rester concentrés et surtout de garder le rythme. L’enchaînement à venir va être un bon challenge. En plus, ce sont de gros matchs qui nous attendent, avec des rencontres potentiellement décisives face à des équipes du haut de tableau.

La phase retour débute. Est-ce une nouvelle saison qui commence dans les têtes ?

Oui, c’est un peu différent. Les équipes se connaissent mieux maintenant, notamment avec la vidéo. Il y a aussi pas mal d’équipes qui sont plus frileuses en deuxième partie de saison, donc les matchs sont plus fermés. Mais en ce qui nous concerne, on sait qu’on ne va pas changer notre manière de jouer par rapport au début du championnat.

Comment décririez-vous le caractère et la mentalité de cette équipe d’Alès ?

Je dirais que notre trait de caractère le plus marquant, c’est la solidarité. On est vraiment un groupe, que ce soit sur le terrain ou en dehors. On est une bande qui se soutient et qui ne lâchera jamais.

Vous êtes revenu l’an dernier d’une grave blessure avec une double rupture des croisés. Comment vous sentez-vous physiquement aujourd’hui ?

Franchement, je me sens vraiment bien. Depuis que j’ai repris, je pensais que j’aurais un coup de mou après un mois de compétition, mais ça n’a pas été le cas. Je me sens très bien physiquement. J’ai une grosse confiance en mon genou, j’ai quasiment plus aucune douleur ni gêne, peu importe la charge d’entraînement ou les surfaces. Le genou est vraiment au top.

Jeffrey Assoumin OAC
Jeffrey Assoumin est revenu après une lourde rechute.  • D.R.

Avez-vous le sentiment d’avoir retrouvé votre meilleur niveau ou êtes-vous encore en progression ?

Oui, je pense que ce soit physiquement ou dans mes capacités, je suis revenu au niveau où j’avais quitté le football il y a pratiquement deux ans.

Que représente le Kop KCH pour vous sur le terrain, notamment dans les moments difficiles ?

Déjà, je veux les remercier pour leur soutien et pour continuer à nous pousser de cette façon. De notre côté, on continuera à jouer avec nos valeurs et à essayer de faire une belle deuxième partie de saison. On sent qu’il y a un nouvel engouement. Je pense que ces dernières années, ils ne se retrouvaient peut-être plus dans l’identité du club ou dans la direction prise. Cette saison, ils se retrouvent dans la nouvelle direction et dans ce que proposent les joueurs sur le terrain.

Comment se passe votre relation avec le coach Jean-Marie Pasqualetti ?

Je trouve qu’il est très différent entre son rôle de directeur sportif et celui d’entraîneur. Quand il était directeur sportif, il gardait une certaine distance avec les joueurs. Aujourd’hui, il est beaucoup plus proche de nous, il n’hésite pas à chambrer. Sportivement, il ne passe pas par quatre chemins pour expliquer et transmettre ses idées. Elles sont claires, dites de manière limpide. Il ne s’embarrasse pas de choses superflues, il va droit au but, et pour le moment, ça fonctionne.

En quoi son discours et sa méthode sont-ils importants dans le contexte actuel ?

Il me demande souvent mon ressenti sur l’état de fatigue du groupe, surtout après des enchaînements de séances intenses. Je fais un peu le relais avec les autres anciens pour faire remonter ces informations.

Quels sont les objectifs du club pour la deuxième partie de saison malgré la pénalité ?

Pour nous, les joueurs, l’objectif est de recoller, de remonter le plus haut possible au classement pour pouvoir jouer la première place sur le sprint final. C’est clairement ce qu’on a en tête. Avec le staff, l’idée est de gagner le plus de matchs possible et de voir ensuite où on se situe. Je pense que c’est vers fin mars qu’on pourra vraiment faire un bilan de ce qui est jouable.

Jeffrey Assoumin OAC
Face au Puy en Velay en 2023, Jeffrey Assoumin avait réalisé une première saison remarquable avec 30 matchs dont 29 titularisations.  • photo d'archives D.R.

Si vous arrivez à faire tomber Bourgoin-Jallieu chez eux dans deux semaines, le titre sera-t-il encore possible ?

Il faudra d’abord enchaîner de bons résultats face à La Duchère et Montpellier. Mais si ensuite on va chez eux et qu’on les bat, ça pourrait tout changer. Ce serait potentiellement leur première défaite, donc on ne sait pas comment ils pourraient réagir. Tout est jouable, mais il faut prendre des points rapidement. Et on fera les comptes à la fin.

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