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Publié il y a 9 jours - Mise à jour le 21.11.2022 - Sacha Virga - 2 min  - vu 318 fois

L'INTERVIEW Stéphane Bertrand, procureur adjoint de Nîmes : "Beaucoup ignorent à quel point conduire est dangereux"

Stéphane Bertrand, procureur-adjoint à Nîmes Photo : Boris de la Cruz

Un stage d'une semaine autour des dangers de la conduite a été organisé de lundi à vendredi dernier. Plusieurs personnes de tous âges ayant perdu leur permis y ont participé. Une mesure pédagogique visant à éveiller les consciences et à modifier certains comportements au volant. Stéphane Bertrand, procureur adjoint de Nîmes nous en dit plus.

Objectif Gard : Quel est votre sentiment sur cette semaine de sensibilisation ?

Stéphane Bertrand : C’est toujours utile de sensibiliser les gens sur les problèmes de l’insécurité routière. On s’aperçoit que la plupart des gens pensent bien conduire alors que ce n’est pas le cas, et on sous-estime la plupart des dangers que l’on peut rencontrer sur la route. Le premier étant la conduite qu’on a soi-même, et lorsqu’on vous fait prendre conscience à travers ce stage des dangers de certaines conduites, ça fait réfléchir - au moins un certain temps - et on peut penser à adapter sa conduite.

Ça fait combien de temps que cela existe et avez-vous déjà des résultats encourageants ?

Cela ne fait pas assez longtemps que cela existe pour qu’on ait des chiffres particuliers. On a toujours les chiffres du nombre de personnes décédées, d’accidents… mais on n’aura jamais le chiffre d’accidents évités et des situations nombreuses qui n’ont pas amené à l’accident.

À quel type d’ateliers participent ces personnes ?

Il y a tout d’abord un rappel aux règles du code de la route et on s’aperçoit que la plupart d’entre eux en avait oublié certaines. Ensuite, il y a des mises en situation pour savoir quel danger je crée en fonction des situations. Il y a des prises de conscience avec des rencontres avec des spécialistes de la sécurité routière, avec ceux qui ont eu des accidents. On utilise aussi des simulateurs pour leur faire comprendre ce qui se passe si je roule à 30 km/h, à 50 km/h… combien de temps je mets pour réagir, pour freiner. Chacun sait que conduire est une activité dangereuse, beaucoup ignorent à quel point.

Voulez-vous développer encore plus ce genre de stage à l’avenir ?

Le stage est mis en place d’une manière originale parce qu’il reçoit des publics différents et s’inscrit dans un contexte judiciaire particulier. On ne va pas commencer à parler de développement de ceci ou cela, mais l’objectif est de bien cibler les personnes qui suivent ce genre de stage. On espère qu’il y aura un double effet, d’abord sur ces personnes-là, pour qu’elles modifient leur conduite par conscience et non par peur de contravention. On espère aussi que ces principes seront diffusés par les principaux concernés.

Sacha Virga

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