Publié il y a 1 h - Mise à jour le 18.06.2026 - Sacha Virga - 3 min  - vu 30 fois

LUNEL Cinq patineuses de haut vol vont disputer les championnats du monde

patineuses Lunel Chloé Plane

Chloé Plane et ses cinq patineuses

- Sacha Virga

Depuis plusieurs jours, la Halle Brunel de Lunel accueille un stage pas tout à fait comme les autres. Cinq jeunes patineuses de Nouvelle-Calédonie peaufinent leur préparation avant de s’envoler pour la République tchèque, où elles participeront au World Open de roller artistique en ligne, du 25 au 29 juin.

À l’origine de ce regroupement dans l’Hérault, Chloé Plane, coach du Rolling Club Dumbéa et native de Mudaison. Actuellement installée en métropole pour poursuivre ses études, elle profite de son ancrage local pour offrir à ses athlètes des conditions de préparation optimales. "Elles viennent de Nouvelle-Calédonie et sont ici pour préparer le World Open. Comme je suis originaire de la région, elles ont déjà eu l’occasion de s’entraîner dans cette salle l’année dernière lorsqu’elles ont commencé les compétitions internationales", explique-t-elle.

Le World Open représente une étape importante dans la progression de ces jeunes sportives. Une compétition mondiale où elles auront l’occasion de se mesurer à des concurrentes venues des quatre coins du globe. "C’est une compétition très intéressante parce qu’elle rassemble des patineuses du monde entier. En Nouvelle-Calédonie, elles évoluent souvent entre elles. Là, cela leur ouvre les portes de l’international et leur apporte aussi de la visibilité", souligne la coach.

Parmi les cinq participantes, quatre ont déjà découvert l’événement l’an dernier. Pour Mila, en revanche, ce sera une grande première. "C’est sa première année à l’international et donc sa première compétition mondiale", précise Chloé Plane. À chaque après-midi, à Lattes ou Lunel, les jeunes patineuses enchaînent les répétitions sous l’œil attentif de leur entraîneure. Au programme : travail technique, chorégraphies et perfectionnement des programmes de compétition.

"Elles travaillent chacune leur contenu de programme, avec des niveaux différents selon leur division. Il y a les sauts, les pirouettes, mais aussi toute la partie artistique. C’est une discipline très proche du patinage sur glace dans son contenu", détaille-t-elle. Certaines évoluent déjà en deuxième division, à une marche seulement de l’élite mondiale.

Pour Chloé Plane, les qualités nécessaires pour atteindre le haut niveau dépassent largement le cadre sportif. "Il faut beaucoup de rigueur et une grande force mentale. Elles tombent, elles se relèvent, parfois cent fois avant de réussir un élément. C’est un sport qui apprend à gérer l’échec. Mais ce sont des qualités qui leur serviront toute leur vie", affirme-t-elle.

Le Rolling Club Dumbéa compte aujourd’hui 24 patineuses engagées dans le groupe compétition internationale. "Ce sont des enfants qui ont énormément de volonté. Si elles avaient bénéficié des mêmes possibilités qu’en métropole, elles auraient peut-être atteint un niveau encore supérieur. Mais elles ont déjà un très très bon niveau".

Si elle encadre actuellement le groupe en France, Chloé Plane tient également à mettre en lumière le travail effectué à l’autre bout du monde. "La coach officielle qui est restée en Nouvelle-Calédonie est Maureen Cateine. C’est elle qui les entraîne tout au long de l’année", rappelle-t-elle. Avant de rejoindre la République tchèque, les cinq jeunes patineuses poursuivent donc leur préparation à Lunel avec un objectif commun : porter haut les couleurs de la Nouvelle-Calédonie sur la scène mondiale.

Mila : "Je progresse avec Chloé et Maureen"

"Je trouve que je progresse avec Chloé et Maureen. Ça m'intéresserait être patineuse professionnelle mais on en est encore loin", sourit Mila. "Chloé est vraiment gentille avec moi. Je participe au tournoi en République Tchèque, ma maman et mes grands-parents me rejoignent pour la compétition. Je vise le podium et j'ai trop hâte d'y être, c'est une grande opportunité. Je remercie mes deux professeures", continue-t-elle.

Anouk : "Mon père disait que je ne tiendrais jamais sur des rollers"

Anouk a 15 ans, et sa passion pour le roller provient d'une histoire assez atypique : "On avait des rollers chez nous, mon père me disait que je n'arriverais jamais à tenir debout, j'ai essayé, j'y suis arrivé et j'ai commencé à chercher un club. Quand le club s'est monté, je me suis lancé". Elle stresse un peu avant le tournoi : "C'est une grosse compétition, mais ça va le faire", assure-t-elle. Son objectif sera de figurer sur le podium.

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