Fondé en 1821 dans la Maison Carrée, le premier musée abritait des œuvres antiques ainsi que quelques peintures et sculptures contemporaines et plus anciennes. L'espace devenu trop exigu, un concours architectural organisé en 1902 permet la réalisation du bâtiment actuel. L'architecte Maximilien Raphel, né à Nîmes en 1863, le remporte.
Le musée des beaux-arts de Nîmes, érigé entre 1903 et 1907, va servir d’écrin aux œuvres d’art de la Ville de Nîmes. Lauréat du grand concours organisé en 1902, Raphel propose un bâtiment majestueux et moderne. En 1987, la rénovation respecte les principes des musées du XIXe siècle.
Organisé autour d’un atrium, couvert d’une verrière offrant un éclairage zénithal, le musée donne accès à un double circuit de galeries au rez-de-chaussée et au premier étage via un escalier monumental.
L’habillage décoratif entre en relation avec les techniques modernes : verrières, charpentes en métal, planchers de béton et d'acier. Lors de la rénovation du musée en 1987, l’architecte Jean-Michel Wilmotte perpétue l’esprit initial du lieu entre innovation et tradition.
Richesse des collections
Vous voilà en bonne place, bienvenue au musée, un lieu de découverte de partage et de contemplation, ancré dans l’histoire de la ville de Nîmes et du Gard. La programmation propose des expériences variées. Visites thématiques, ateliers, conférences ou spectacles vivants offrent un nouveau regard sur les œuvres. Laissez-vous surprendre !
Riche de 3 800 œuvres présentées selon un parcours chronologique et géographique, partez à la découverte d’une collection d’œuvres spécifiques, des écoles italienne, nordique, et française du XVe au XXe siècle, et d’un très bel ensemble d'art français du XIXe siècle.
Au rez-de-chaussée, un cycle de peintures représentant Marc-Antoine et Cléopâtre du célèbre Charles-Joseph Natoire et une grande mosaïque romaine, « Les noces d'Admète », ornent la partie centrale de l'atrium.
À l’entrée, deux statues monumentales d'Henri Bouchard encadrent l'escalier d'accès de ce superbe musée construit en 1907 puis réaménagé et mis en valeur en 1987 par l'architecte Jean-Michel Wilmotte.
Ce bâtiment, situé dans le square de la Mandragore et la rue de la Cité-Foulc, à deux pas des arènes, conserve une grande collection d’œuvres d’art de peintures, dessins, gravures et sculptures.
L’école italienne est représentée (Portrait de Lucrèce Borgia par Bartolomeo Veneto) aux côtés des écoles flamandes et hollandaises (Nature morte au verre par Cornelis de Heem). Parmi les peintures françaises, des tableaux de Boucher, Sigalon (originaire d'Uzès), ainsi que trois grandes toiles de Charles-Joseph Natoire (XVIIIe siècle).
Chacun ses goûts
Plusieurs possibilités de découverte et de déambulation sont offertes. L’exposition temporaire du moment permet de donner suite à la visite sur des univers éclectiques. À vous de composer votre venue grâce aux expositions du moment, aux collections permanentes et aux propositions de médiation.
Participer à une visite guidée, participer à un atelier pédagogique, participer à une conférence ou encore découvrir l’exposition temporaire du moment, amener son, ses enfant(s) au musée, une découverte spéciale pour la famille ou, bien sûr, préparer la visite avec sa classe ou prolonger ou préparer la visite à sa maison, grâce à la présentation des œuvres et de l'histoire du musée !
Le Musée des beaux-arts se renouvelle et propose un nouvel accrochage des collections et des expositions temporaires pour vous faire découvrir des œuvres inédites. Ainsi, certaines pièces présentées depuis longtemps seront temporairement retirées pour laisser place à des peintures et sculptures prêtées ou précédemment conservées en réserves.
Les expos
Jusqu’au 17 novembre 2026. Les étendues d’eau sont porteuses de fantasmes, génératrices de terreurs, symboles d'infini et de toute-puissance. Omniprésente dans la mythologie et les religions, l’eau revêt tour à tour un aspect sombre et vertueux.
Elle est à la fois un symbole spirituel, purificateur, une source de vie et un obstacle terrifiant d’où viendraient le mal et la fin du monde. Insaisissable, aujourd’hui menacée par la pollution et le réchauffement de la planète, l’eau, ses formes et son esthétique, demeurent une source d’inspiration et d’émerveillement constante pour les artistes.
Entre réalité et imaginaire, l'exposition Lumières et ténèbres : la fascination de l’eau se dévoile à travers plus de quatre-vingts œuvres et des installations sonores.
Du 4 juillet 2026 au 08 novembre 2026. Entre classicisme et contemporanéité, paysage naturel et installation située, les photographies d’Alix Boillot demeurent les seules traces tangibles des colonnes doriques qu’elle a sculptées dans la neige.
Dans son traité d’architecture, De architectura, Vitruve expose le principe de la superposition des trois ordres classiques : firmitas, utilitas et venustas - fort (ou pérenne), utile et beau.
Ces sculptures en neige, éphémères et fragiles, n’aspirent qu’à la beauté. Cette présentation s’inscrit dans le projet Lumières et ténèbres, une exposition dans l’exposition : cette série, Adieu Beauté, y est présentée, accompagnée d'une vidéo de sa performance Grace, solo de batterie dans une fontaine, et des œuvres en sel de sa série L’Éternité (parures).
Anthony Maurin et la direction de la communication de la Ville de Nîmes.
Musée des Beaux-Arts au 20B Rue de la Cité Foulc, 30 000 Nîmes. Tel : 04 66 76 71 82.