À l'occasion du 120ᵉ anniversaire de la réhabilitation d'Alfred Dreyfus, la Ville de Nîmes a rendu hommage ce samedi à l'une des plus grandes affaires judiciaires de l'histoire de la République, tout en mettant en lumière le rôle déterminant du Nîmois Bernard Lazare.
Le 12 juillet 1906, la Cour de cassation reconnaissait définitivement l'innocence du capitaine Alfred Dreyfus, condamné à tort douze ans plus tôt pour trahison sur fond d'antisémitisme. Le lendemain, la Chambre des députés votait sa réintégration dans l'armée ainsi que l'attribution de la Légion d'honneur.
Dans un message de commémoration, la Ville rappelle que Bernard Lazare fut l'un des tout premiers défenseurs d'Alfred Dreyfus à la fin du XIXe siècle. Journaliste et écrivain nîmois, il s'était engagé très tôt pour faire éclater la vérité et dénoncer l'erreur judiciaire.
« La statue de Bernard Lazare, réinstallée l'an dernier dans les Jardins de la Fontaine, nous rappelle à cette nécessité de combattre les injustices où qu'elles se trouvent. Je renouvelle nos remerciements à l'association Histoire et mémoire d'avoir porté cette reconstruction pour redonner une place à Bernard Lazare dans la ville de Nîmes, et à travers lui aussi le combat pour la mémoire d'Alfred Dreyfus. »
La Ville rappelle également que la loi du 17 novembre 2025 a élevé Alfred Dreyfus, à titre posthume, au grade de général de brigade, un acte fort venant parachever sa réhabilitation. Un hommage est organisé ce dimanche à Paris. Dès l'année prochaine, une commémoration officielle sera par ailleurs organisée à Nîmes.
« La défense de l'État de droit, des droits humains et de la justice est une nécessité absolue. En cette journée de commémoration nationale pour Alfred Dreyfus, je tiens à rappeler que l'antisémitisme et toutes les discriminations doivent être combattus. »