Ce lundi 22 juin, l'association Alliance Vita, dont la raison d'être est de défendre la vie et la dignité humaine, a organisé plus de cinquante rassemblements partout en France pour dire non à l'euthanasie et oui aux soins palliatifs. Un jour qui n'a pas été choisi par hasard, car les députés ont entamé l’examen en troisième lecture de la proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté.
Dans le Gard, une mobilisation était ainsi organisée à Nîmes, devant les marches de la Maison Carrée. Environ 80 personnes se sont rassemblées pour "refuser cette loi dangereuse, injuste et défendre une société solidaire et protectrice des plus vulnérables", pouvait-on entendre au mégaphone. Ces citoyens ne veulent pas de loi sur le sujet et affichent des messages on ne peut plus clair : "nos mourants ne sont pas des encombrants" et "aucune vie n'est de trop". Un sujet qui divise évidemment car certaines personnes malades, qui souhaitent bénéficier d'une aide à mourir, attendent aussi une évolution de la loi sur la question.
"Ayons bien conscience qu’en toute fin de vie, le risque est grand d’être poussé vers la sortie par manque d’attention, de considération, d’accompagnement. Par lassitude, impatience, égoïsme. On parle d’un droit individuel, mais c’est largement le regard que nous portons tous sur les plus fragiles qui maintient ou pas leur goût de vivre. La loi en débat aurait à ce titre un impact particulièrement injuste : stigmatisant, discriminatoire, décourageant. Elle désignerait une catégorie de personnes dont la vie serait indigne d’être protégée", a insisté Alain Charbonnier, porte-parole départemental d’Alliance Vita à Nîmes.