L'État renforce sa stratégie de prévention à Pissevin-Valdegour. Réunis ce lundi 6 juillet en comité de pilotage, les représentants de la Préfecture du Gard, de la Ville de Nîmes, du Conseil départemental et de plusieurs partenaires ont officiellement lancé « Réso-lutions 2026-2027 », un programme expérimental visant à prévenir l'entrée des jeunes dans les réseaux liés au trafic de stupéfiants.
Ce dispositif, qui s'étendra sur une année, cible les mineurs âgés de 10 à 16 ans vivant dans ce quartier prioritaire. Il bénéficie du soutien de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA), placée sous l'autorité du Premier ministre.
Le programme repose sur plusieurs axes d'intervention. Dès la rentrée, soixante professionnels de proximité seront formés afin de mieux détecter et accompagner les jeunes en situation de vulnérabilité. Des espaces d'écoute destinés aux parents seront également mis en place pour renforcer le dialogue familial et apporter un soutien face aux difficultés rencontrées.
Développer l'esprit critique des adolescents
Dans les collèges, des ateliers de sensibilisation seront proposés afin d'informer les élèves sur les risques liés aux trafics et aux conduites addictives. Le projet prévoit également des actions plus participatives, avec la création d'une web-radio et la réalisation de clips vidéo. L'objectif est de développer les compétences psychosociales des adolescents et leur esprit critique face aux discours et aux promesses de l'économie souterraine. Le troisième volet du dispositif vise à redonner une dynamique positive au quartier. Des animations artistiques, culturelles et ludiques, organisées avec les associations locales, investiront ponctuellement l'espace public afin de recréer du lien social et d'apaiser les secteurs les plus sensibles.
Un partenariat entre plusieurs institutions
Co-piloté par les services de l'État et la Ville de Nîmes, « Réso-lutions 2026-2027 » associe également l'Agence régionale de santé (ARS), le Conseil départemental du Gard, la Caisse d'allocations familiales (CAF) du Gard et la Protection judiciaire de la jeunesse.
À travers cette expérimentation, les pouvoirs publics entendent agir en amont, avant que les adolescents ne basculent dans les réseaux criminels, en misant sur la prévention, l'accompagnement des familles et le renforcement des liens de proximité dans le quartier de Pissevin-Valdegour.