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Publié il y a 11 mois - Mise à jour le 16.12.2021 - thierry-allard - 3 min  - vu 353 fois

PONT-SAINT-ESPRIT Antenne Orange, budget : vifs débats en conseil municipal

Mercredi soir, lors du conseil municipal de Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La trêve des confiseurs, ce n’est pas pour tout de suite à Pont-Saint-Esprit. Hier soir, le dernier conseil municipal de l’année a été dans la droite ligne des précédents, avec des vifs débats entre la majorité et l’opposition de l’Union citoyenne spiripontaine. 

Le premier gros point d’achoppement a été l’autorisation d’occupation d’une parcelle communale par l’opérateur Orange pour y implanter un relais. Le bail, d’une durée de 12 ans, rapportera à la commune 6 000 euros par an. De quoi améliorer, explique l’adjoint aux Travaux, Vincent Rousselot, la couverture mobile sur la commune et ses alentours. Pas de quoi convaincre l’opposant Laurent Ouillon : « Il y a des choses qui me dérangent, déjà on coupe un arbre alors que le Plan local d’urbanisme oblige à le replanter, ce qui n’est pas précisé dans le bail, et ce document, c’est Orange qui le propose. » 

Vincent Rousselot répond que la mairie pourrait « peut-être demander de planter un arbre » à l’opérateur, et que l’antenne, qui fera « 20 mètres de haut », serait mieux sur un terrain communal « comme ça on sera au courant de ce qui se fera, sur le privé on ne peut rien faire. » L’opposant évoque ensuite le fait qu’Orange allait « pouvoir déployer sa 5G très controversée. » La maire Claire Lapeyronie affirme que « la question, c’est savoir si on veut améliorer la qualité de service », ce à quoi Laurent Ouillon ajoute qu’il s’agissait aussi « d’une question de santé. » « Vous vous appuyez sur quoi, docteur Ouillon ? », lui rétorque perfidement la maire, avant que son adjoint, Benjamin Desbrun, ne confirme que ce relais était aussi « en prévision de la 5G. » La délibération est adoptée avec 6 abstentions. 

Place ensuite à des questions budgétaires, avec la 4e décision modificative de l’année. Des ajustements budgétaires qui ont causé de vifs débats entre l’opposante Catherine Chantry et Benjamin Desbrun, la première rappelant que lors du conseil de novembre elle avait affirmé que la précédente décision modificative n’était pas équilibrée, car elle incluait la recette de la vente d’un terrain à l’hôpital. Un dossier sur lequel l’opposante a intenté un recours devant le tribunal administratif. « Vous devez désormais remplacer cette recette illégale, affirme-t-elle. J’avais raison et vous tort, vous êtes de mauvaise foi. » 

L’adjoint lui répond qu’il avait déjà répondu sur ce point la dernière fois et que « la vérité, c’est qu’aujourd’hui, s’il n’y a pas de city-stade sur ce terrain (sur la partie des terrains achetée par la mairie et non vendue à l’hôpital, ndlr), c’est à cause de vous, il faut assumer. » L’opposante lance qu’il n’était « pas acceptable d’entendre ça, quand j’ai fait le recours, vous n’aviez pas eu l’idée de faire un city-stade », avant de s’en prendre au fait que Benjamin Desbrun travaillait au centre hospitalier et de lui dire qu’il n’avait « pas à (la) harceler. » 

« Je ne vous harcèle pas, je présente une décision modificative », répond l’adjoint, avant d’affirmer que le city-stade faisait partie du projet depuis le début et que concernant sa « soi-disant incompatibilité entre (ses) fonctions d’élu et d’agent hospitalier, vous avez eu la réponse lors de votre recours contre l’élection. » La délibération est adoptée avec six voix contre. 

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Et aussi : 

Archéologie budgétaire. Le conseil municipal a voté à l’unanimité l’annulation de titres de recettes, en clair le fait qu’elle renonce à des créances, de plusieurs communes voisines pour des histoires de frais de scolarité. Il y en a pour 37 529 euros, ou plutôt 246 190 francs, vu que ces titres datent de… 1994. Des titres de recettes restés donc en souffrance pendant 27 ans car ils étaient irréguliers. « On a creusé très profond », commente l’adjoint Benjamin Desbrun, « c’était une autre époque », ajoute Claire Lapeyronie. 

Des nouvelles de l’Hôtel-Dieu. Dans une question orale en fin de séance, le groupe UCS a demandé des nouvelles du compromis de vente de l’Hôtel-Dieu. L’adjoint Hervé Ginot indique que le compromis n’était pas signé, et que « les échanges sont en cours. » Les parties ont préféré attendre que le nouvel architecte des Bâtiments de France soit nommé, ce fut le cas en novembre. « La signature du compromis est envisagée pour début 2022 », précise l’adjoint. 

Le bilan. 3 786,45 euros ont été récoltés à Pont-Saint-Esprit pour le Téléthon 2021. 

Thierry Allard

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