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Publié il y a 10 ans - Mise à jour le 15.12.2011 - stephanie-marin - 2 min  - vu 327 fois

PROSTITUTION À SAZE : LE SENS INTERDIT NE FREINE PAS LES CLIENTS

Début décembre (le mardi 6 précisément), dans la lumière, à l'Assemblée nationale, les députés ont voté en faveur d'une résolution réaffirmant "la position abolitionniste" de la France en matière de prostitution. Devrait suivre une proposition de loi sur la pénalisation des clients. Dans l'ombre du débat national, un homme, Georges Bel, tente, depuis trois ans, d'éloigner la dizaine de filles de joie qui "exercent leur art" sur la RN 100, à hauteur d'un chemin communal de Saze. Et pour cause, la présence de ces dames provoque chez les automobilistes, un comportement dangereux. "Certains freinent brutalement, d'autres font des marches arrières pour pouvoir rattraper le chemin. Ces trois dernières années, deux accidents liés à ces freinages intempestifs, se sont produits sur la RN 100", témoigne Georges Bel, maire de Saze. Des comportements à risque qui mettent à mal les efforts de la commune qui en 2005, avait investi "des millions d'euros pour la sécurisation de la traversée de Saze".

Alors en août, pour mettre un terme à l'incivilité des automobilistes, Georges Bel, avait eu l'idée d'installer un sens interdit à l'entrée du chemin communal. Un échec car les automobilistes continue de franchir sans vergogne le panneau rouge. Mais le maire ne baisse pas les bras. "Nous allons mettre en place un système de chicanes pour empêcher les clients de rejoindre les prostituées et de les emmener ensuite dans la garrigue pour faire leurs affaires. Il faut d'ailleurs voir l'état des lieux après leur passage."

"Je ne me bats pas contre les prostituées. Je pense à ces femmes, pour la plupart originaires de l'Est, qui sont exploitées par des proxénètes. Je pense à leur condition de travail", explique le premier magistrat de Saze.  Quant au débat engagé par l'Assemblée nationale sur l'abolition de la prostitution, Georges Bel ne se positionne pas explicitement sur la question mais donne une réponse qui en dit long sur son opinion : "il faut attaquer les clients."

Les gendarmes en action

À ce jour, les gendarmes, lors de leur patrouille, "n'ont constaté aucune infraction", concernant le franchissement du sens interdit. Les automobilistes peuvent être dangereux mais jamais devant les militaires. En plus du respect du code de la route, les gendarmes travaillent sur la répression du racolage passif sur la RN 100. Car si la prostitution n'est pas interdite, du moins pour l'instant, le racolage passif est lui considéré comme un délit d'après la loi pour la sécurité intérieure adoptée en 2003. Il est passible d'une amende et de deux mois de prison. Les gendarmes restent donc vigilants sur la nationale 100, route particulièrement fréquentée par les prostituées.

Stéphanie Marin

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