Publié il y a 1 h - Mise à jour le 12.03.2026 - Propos recueillis par Yannick Pons - 3 min  - vu 22 fois

NÎMES Karine Dubernet : « Tous ces sujets d’actu qui vous pèsent, je vais vous faire rire avec »

Karine Dubernet

Karine Dubernet

- @Stéphane Parphot

Humoriste, comédienne, auteure et interprète, Karine Dubernet sera sur scène à Nîmes le 13 mars, à l’Atria. Connue grâce à ses chroniques sur Paris Première et Rires & Chansons, la Marseillaise de 51 ans présentera Perlimpinpin, un seul-en-scène nourri par l’actualité, la politique et le goût du rire qui bouscule.  

Du beau, du bon, Dubernet. Connue du grand public grâce à ses chroniques dans La Revue de presse sur Paris Première ou encore à la radio sur Rires & Chansons, elle présente sur scène son spectacle Perlimpinpin, une satire politique et sociale nourrie par l’actualité. Souvenirs d’enfance, parcours théâtral et regard acéré sur la société, l’artiste évoque son cheminement et ses projets.

Objectif Gard : Comment êtes-vous arrivée à la scène ?

Mes premiers cours de théâtre, je les ai suivis aux Pennes-Mirabeau. J’avais 10 ans. C’est là que ma mère m’a inscrite suite au conseil de ma maîtresse d’école qui a dit qu’il fallait m’inscrire au théâtre car j’étais particulièrement timide. Et c’est vrai que je l’étais, je n’osais pas m’exprimer en public, uniquement sur scène. Dès qu’il fallait réciter une poésie ou lire un texte sur scène, j’étais galvanisée. Mais pas dans la vie. Et le théâtre m’a permis de soigner un peu cette timidité.

Votre enfance du côté de Marseille a-t-elle aussi nourri votre imaginaire d’autrice et de comédienne ?

J’étais fille unique. Je jouais toute seule. J’aimais beaucoup écrire. J’aimais ça, inventer des histoires. Depuis toujours j’ai cet imaginaire-là, qui m’a été très précieux. Ça m’a permis de ne jamais me sentir seule, de ne jamais m’ennuyer.

Y avait-il une influence familiale ou artistique derrière cette vocation ?

Non, pas du tout. C’est grâce à la télé. Je regardais Au théâtre ce soir avec Maillan, Chevallier… et en regardant ça je trouvais cet univers merveilleux. C’est autre chose encore que le cinéma ou les séries TV. On m’a amenée pour la première fois au théâtre à la Criée, voir Philippe Caubère. Il jouait 45 personnages sur scène. Je me suis dit : ce mec est fou, il joue tous ces personnages, c’est génial. Je suis totalement rentrée dans son univers. C’est ça que je veux faire.

C’est donc cela que vous avez fait. Comment êtes-vous passée du théâtre aux chroniques radio et télévision ?

Ça fait bien dix ans que je fais des chroniques radio. De façon plus régulière, ça fait bien quatre ans maintenant. Je suis deux fois par semaine à la radio le matin. Je traite de l’actualité et surtout de la politique qui nous préoccupe tous. Et je fais la revue de presse sur Paris Première. C’est une chronique télé dans laquelle j’interprète des personnages.

Vous venez à Nîmes le 13 mars avec Perlimpinpin. À quoi doivent s’attendre les spectateurs ?

Tout ce qui vous fait grincer des dents, qui vous fait le plus angoisser, tous ces sujets d’actu qui vous pèsent, je vais vous faire rire avec. En général, on ressort de là, on s’est rechargé en énergie et on aborde la journée qui vient avec plus de légèreté. Surtout, ça permet de mettre un peu de rire dans tout ça. On est dans une période très anxiogène. Il faut ramener la lumière dans toute cette obscurité. Et pour ça, le rire est un très bon moyen d’aller mieux. Le rire sauve de plein de choses.

Quels sont vos projets dans les mois à venir ? Le cinéma ?

J’ai toujours beaucoup de projets. Déjà il y a Carabistouilles, mon deuxième seul en scène, que je présenterai au festival d’Avignon, au Cinévox, tous les jours à 15h30. Et puis j’ai à cœur d’écrire un spectacle autour de mes origines arméniennes, un seul-en-scène autour de ça, du transgénérationnel. Qu’est-ce qu’on fait avec ses origines ? Est-ce que c’est un atout, un inconvénient ? Comment on se construit avec ? Pour l’instant je me consacre à l’actualité et à la politique. Il y a aussi un projet de pièce de théâtre qui devrait se jouer en 2027 à Paris, qui s’appelle Grand Écart, avec Loïc Legendre et Marie-Hélène Montigny, mise en scène de José-Paul normalement. Et puis je continue la radio et la télé. Le cinéma ? J’aimerais beaucoup, j’attends les offres !

Le spectacle Perlimpinpin est écrit par Karine Dubernet, avec les co-auteurs Carole Greep et Stéphane Rose, et mis en scène par Marc Pistolesi.

Karine Dubernet – Perlimpinpin - Vendredi 13 mars 2026 à 20h30. Auditorium – Novotel Atria, Nîmes. Infos et résa ici

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Propos recueillis par Yannick Pons

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