Pour la vigne, le mois de mars n’est pas un mois comme un autre. « Rien ne vaut la taille de mars pour limiter l’entrée des parasites par les plaies de taille et retarder légèrement le débourrement », pose-t-il. La taille, une manœuvre technique, « différente en fonction des cépages », selon le vigneron, capitale « pour garder le plus de vitalité possible de la vigne. »
Le vignoble de Terre Forte est en biodynamie et en bio. La biodynamie, que beaucoup croient connaître, est le fait de « travailler toujours sur le vivant, la vie du sol », pose Pierre Jauffret. Alors dans son vignoble, il essaie de « recréer la forêt », en végétalisant les sols, ce qui permet d’avoir une meilleure tenue des sols et de limiter l’évapotranspiration, notamment.
Dans la même veine, le vigneron remplit des cornes de bouse de vache qu’il enterre pour une durée de six mois à des endroits minutieusement choisis. « C’est un catalyseur, qui permet d’augmenter la vie dans les sols », affirme le vigneron. Pour lui, ces techniques permettent de mieux faire face au changement climatique : « Nous y sommes venus de façon un peu vive suite aux premiers gros effets du changement climatique, les inondations de 2002 et la canicule de 2003, et depuis ça n’a fait que s’enchaîner », pose le vigneron, qui estime qu’« on ne peut plus travailler comme il y a vingt ans. »
La conférence se tiendra le jeudi 5 mars de 10h à midi, suivie d'une dégustation, au château Terre Forte, à Rochefort-du-Gard. Gratuit mais sur inscription auprès de l'office de tourisme : tourisme@grandavignon.fr ou 04 90 03 70 60.
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Notez le vendredi 13 mars la nouvelle visite du cycle « Il était une fois Villeneuve », proposé par l’Office de tourisme du Grand Avignon, sur le quartier du Bourguet. Un des plus anciens quartiers de la cité cardinalice, à découvrir avec une guide conférencière. De 14h30 à 16h30, 6 euros (5 euros réduit pour les habitants du Grand Avignon), réservations auprès de l’Office de tourisme.