Publié il y a 48 min - Mise à jour le 03.06.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 102 fois

NÎMES Épiceries de nuit, crottes de chiens, transports… Vincent Bouget face aux Nîmois

Ce mardi soir au Palais des congrès

Ce mardi soir au Palais des congrès

- Coralie Mollaret

Plus de 650 personnes, selon les organisateurs, sont venues parler des problèmes rencontrés dans le centre-ville. Face à l’affluence, le maire a dû lui-même refuser des personnes à l’entrée... 

« Bonjour Nîmes » affiche complet. Ce mardi soir, la file d’attente du Palais des congrès déborde jusqu’au Prolé. « On est obligé de rajouter des chaises… Le maire vient de sortir pour dire aux gens qu’ils ne pourront plus rentrer pour des raisons de sécurité », commente un élu. Cette nouvelle réunion publique est la quatrième de l’opération depuis la victoire de la gauche aux élections municipales. Une méthode participative dont la formule ressemble à la démarche « Si je vous dis Nîmes… » pendant la campagne municipale. 

« Tout le monde n’a pas voté pour nous »

Vincent Bouget revient dans la salle. Il prend le micro : « On proposera un deuxième rendez-vous, il n’y a pas de raison qu’on ne le fasse pas… Peut-être en plus petit comité. Tant mieux si on est victime du succès, c’est aussi le signe d’un besoin, d’une attente. » À ses côtés, plusieurs élus municipaux, comme la première adjointe Amal Couvreur mais aussi l’adjoint à la culture Denis Lanoy, Marianne Bernède, déléguée à l’égalité et à la lutte contre les discriminations ou François Séguy à la propreté. Ces nouveaux visages du conseil municipal nîmois sont venus se faire connaître, écouter les doléances et, si possible, y répondre.

Vincent Bouget prend des notes sur les interventions des Nîmois
Vincent Bouget prend des notes sur les interventions des Nîmois • Coralie Mollaret

« Nous allons essayer de garder cette logique de travail », annonce Vincent Bouget, « même si nous avons été élus sur un programme, tout le monde n’a pas voté pour nous. On a besoin de continuer à se parler, à échanger. On se dit tout, même si on n’est pas d’accord… Bien évidement dans le respect. » Pour démarrer la réunion, d’une durée d’1 h 30, un petit film de dix minutes a été projeté. Il s’agit de Nîmois interviewés qui expliquent leur vision du quartier, leurs besoins et leurs solutions pour l’améliorer. Place aux questions de la salle. 

Épicerie de nuit : « Je suis obligée d’appeler le commissariat »

Eve, est la première à prendre la parole. Elle est révoltée par les épiceries de nuit : « Depuis qu’elle a été ouverte, le quartier a complètement changé… Pourquoi prendre un arrêté provisoire de fermeture et ne pas le faire durer toute l’année ? Je suis obligée d’appeler le commissariat, deux fois par semain,e parce que la fermeture à 22 h n’est pas respectée… » Et de rappeler : « Une caméra avait été promise, dans ma rue, par l’ancienne municipalité. C’est quand même dommage, il y a beaucoup de trafic dans la rue. » 

Autre préoccupation du quotidien : « Les jardins de la Fontaine, c’est un lieu magnifique. Il ne devrait pas être fréquenté par des chiens non tenus en laisse… En plus, il y a parfois des déjections non ramassées ! » Une question intervient aussi sur les transports : « À Nîmes, c’est zéro pointé ! Le soir, à 21 heures, il n’y a plus de bus. Pourtant ça permettrait aux gens de pouvoir sortir, aller manger chez des amis… » La question des déchets est revenue à plusieurs reprises : « Il faut remettre les passages tous les jours. C’est trop compliqué de garder la poubelle du lundi au jeudi quand on vit dans un appartement. Tous les immeubles n’ont pas des conteneurs. » 

Un commerçant du Jean-Jaurès se souvient : « Cette avenue a été présentée comme les Ramblas de Nîmes lors de son inauguration (…) Les commerçants sont toujours les derniers au courant de ce qu’il se passe ! » Les interventions fusent : chaleur dans les écoles, végétalisation, excès de vitesse rue Cité-Foulc… L’heure tourne. Vincent Bouget prend des notes. Méticuleusement. Il répond à quelques interpellations. Sur les épiceries de nuit : « Les arrêtés sont encadrés par la loi, ils ne peuvent être que temporaires. Il y a aussi la question du protoxyde d’azote qui nous dépasse et coûte beaucoup à la collectivité. Nous en parlerons au ministre jeudi. » Sur la végétalisation, « nous avons la volonté de faire ensemble avec les gens qui sont des experts de leur quartier. » 

De nouvelles réunions prévues

Dans la foulée de la réunion, les habitants sont invités à s’entretenir avec les élus, à prendre des contacts. Voilà bien longtemps que la ville de Nîmes n’avait pas connu pareille démarche de démocratie participative. De nouvelles réunions sont prévues (le 9 juin à Grézan, le 16 juin à Courbessac, le 2 juillet dans le secteur ouest-Saint-Césaire). Les décisions prochaines du maire diront si, oui ou non, ces rencontres auront porté leurs fruits. Ou si, elles auront accouché d’une souris.

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