Le dress code était annoncé depuis belles lurettes, le public devait se mettre aux couleurs de l’encierro de Pampelune, donc, tout le monde en rouge et blanc même si nous ne sommes pas à Pampelune et que les toros de l’encierro ne sont pas ceux de la corrida.
Quoi qu’il en soit, l’encierro, après la romeria et la roussataïo, est toujours un moment fort de la feria saint-gilloise. Une manifestation qui attire du monde, qui fait parler et qui, si on joue le jeu, peut faire frissonner !
La journée débutait par le petit-déjeuner offert par Music Passion dans la cour des arènes. Aurait dû suivre une heure plus tard, à 9h30, une prière pour la vierge Espérance de Saint-Gilles dans les arènes. Pas de vierge aux alentours des arènes.
L’encierillo de cabestros débutait à 10h des arènes, via la rue Anatole-France jusqu’à l’école Jules-Ferry. Puis, à 10h30, le grand moment. Le véritable l’encierro Pampelune (avec cinq toros aux cornes protégées de cuir) puis le desencajonada (les toros sont sortis de leurs cages de transport), les toros sont sortis un par un du toril afin que les amateurs puissent donner un coup de capote, passer un recorte, ou, comme on est à Saint-Gilles, s’essaient au raset lointain….
Sur les coups de midi, l’apéritif festif « Rouge et Blanc » avec Jean-Christophe Buravand permettait aux passionnés de se réhydrater et de parler de leurs exploits autour des tables et des zincs du campo de feria. Des bandanas étaient offerts en souvenir de la matinée et de cette belle feria qui fête ses 30 ans.