C’est Julio Martin qui l’emporte devant Lisares et Maxence Alcaïde. Mais, avant d’en arriver là, ils étaient 14 qualifiés à se présenter au paseillo de Caissargues pour la première partie des sélections.
Le lendemain à Manduel, il ne restait plus que Julio Martin, Maxence Alcaide, Daniel Fernandez, Manuel Fuentes, Esteban Navarro, Manduel Angel Plaza, Lisares et Baptiste Angosto devant des becerros de François André.
Lisares, élève de Mehdi Savalli, s’est qualifié pour la finale saint-gilloise avec Maxence Alcaïde (de l’école taurine Adour-Aficion) et Jules Dujols connu sous l’apodo de Julio Martin que vous avez notamment pu voir à Vauvert par exemple.
Maxence Alcaïde, présent depuis moins d’un mois dans la catégorie, fait déjà parler de lui. Il a brillé à Boujan pour ses débuts. On l’a vu peu à son aise face au premier Tardieu, compliqué à cerner mais au fil du duel, il a su parer quelques problèmes de cet eral qui demandait bien plus que les papiers ! Salut.
Deuxième sortie en piste, Maxence Alcaïde s’en sort bien mieux ! On retrouve la planta torera qu’on lui connaît, on le voit mieux dans tous les tercios et anticiper les charges du toro pour l’embarquer dans les bons terrains. Les aciers font défaut. Salut.
Julio Martin, torero landais originaire de Meilhan, revient dans le coin. Esthète, sérieux et appliqué, il suit à la lettre les conseils distillés en gardant une vraie personnalité. Il saluera à l’issue de son premier duel sans faire, honnêtement, trop d’effort devant un bon petit eral. On sent, cependant, qu’il en a sous la pédale mais on se demande pourquoi il n’a pas sorti le grand jeu dès l’entame. Il est monté sur le quite d’Alcaïde et Lisares sur le sien. La competencia, discrète, demeure. Salut, donc.
Julio Martin plaira plus aux tendidos lors du cinquième de la tarde. Les aficionados et les curieux ont su apprécier une gestuelle et un savoir-être. L’eral est une machine à triompher mais encore faut-il parvenir à ne pas perdre les mains. Julio Martin avance pas à pas, enferme le toro dans des séries plaisantes, les étagères suivent, pétitionnent et obtiennent les deux pavillons blancs. En prime ? Le bleu ! Vuelta posthume à cet exemplaire.
Lisares, lui, est à la maison ou presque. Seul représentant du Sud-Est, il aura les tendidos avec lui mais son torero devrait parler de lui-même avant tout. L’école taurine d’Arles le forme et Mehdi Savalli le polit. Il banderillera ce premier adversaire, mais sans brio. Il passera son tour au sixième. Lisares met l’envie mais reste encore un peu brouillon. L’esprit est là, la technique et le placement arrivent. Une oreille, celle de l’envie devant, encore, un bon opposant d’Alain et Frédérique Tardieu qui ont sorti une fort belle course. Oreille.
Dernier de la tarde, tout se joue maintenant. Lisares file droit vers le toril mais le toro ne voudra pas de sa porte gayola. Tant pis, le public a vu. Une faena moins dense mais plus intense. Un toreo plus relâché et un pundonor toujours important et plaisant à voir. Une oreille, encore, mais cela ne suffira pas pour repartir avec le trophée du bolsin.
L’Arlésien sort en triomphe avec Julio Martin. Alcaïde gagne une muleta, Lisares un capote et Martin un capote de paseo.