Trente ans après la disparition de l’ancien président de la République, Le Nouvel Obs ouvre ses colonnes à Carole Delga, présidente de la région Occitanie, dans une tribune en hommage à François Mitterrand, qui dit beaucoup de notre époque.
"« Nous avons le choix entre la loi de la jungle et celle du droit. Que deviendrait-on si l’on refusait de trancher ? L’alternative est là : entre ceux qui veulent la victoire du droit et ceux qui s’accommodent des décrets de la violence. » Ces paroles ont été prononcées par un président de la République. Non pas l’actuel, hélas, en réaction à l’intervention américaine au Venezuela. Pourtant il aurait pu, il aurait dû rester fidèle à la doctrine diplomatique de la France, en cours depuis le général de Gaulle, tout en condamnant avec la même force le régime autoritaire de Nicolás Maduro.
Ces mots sont ceux de François Mitterrand, en 1990, à la tribune de l’ONU. Ils éclairent, dans le monde tel qu’il est aujourd’hui, l’hommage vibrant que nous devons lui rendre à l’occasion du trentième anniversaire de son décès. Il ne s’agit, ici, ni de droite ni de gauche. Mais bien de la France, de sa parole et de son poids, aujourd’hui et demain, dans une planète mise en péril par les visées brutales des empires américains, russes ou chinois. Une mise en lumière pour moi plus que nécessaire au moment où certains responsables politiques appellent à changer de doctrine, en promettant aux Français un nouvel ordre mondial régi par la loi du plus fort."
L'intégralité de la tribune est à lire ICI