Cette fois-ci, l'avantage psychologique avait tourné en la faveur de l'USAM Nîmes Gard, mais la pression était peut-être trop forte. Les hommes de David Degouy ont fait match nul 31 à 31 face à Dunkerque et concluent leur saison en dents de scie sur une note qui aurait pu être positive, si la rencontre avait duré cinq secondes de moins. 11e, la Green Team n'a pas su obtenir une dixième victoire cette saison, dans une rencontre où aucune des deux équipes n'avait encore un quelconque enjeu.
En début de match, tout n'avait pas été tout rose. Si les deux équipes se tiraient la bourre dans un mano à mano où chacun marquait à tour de rôle, ce sont les Nordistes qui finissent par tenir la barre, grâce à une double réalisation de Pille puis Tossin (4-6, 10e). Pas abattus pour autant, les Gardois ont serré les dents, laissé passer la tempête, et repris les armes. Avec brio, Kamtchop-Baril sonne la révolte pour l'égalisation au premier quart d'heure (8-8) et dans la foulée Vincent permet aux siens de repasser en tête (9-8).
Chaud devant
Dès lors, rien ne pouvait perturber le bateau nîmois, qui creusait l'écart minute par minute et imposait son rythme dans un Parnasse infernal étouffant. Vifs devant, solides derrière, les Usamistes ont souhaité faire bonne figure pour la dernière au Parnasse. Mais pourtant, Dunkerque n'avait pas renoncé à ramener au moins un point de son déplacement dans le sud. Minotskyi remet les pendules à l'heure face à Pardin à l'heure de jeu (25-25) et les visiteurs lancent le compte à rebours d'une fin de rencontre complètement dingue.
Très vite, la tension monte, les 2732 spectateurs savent que leur voix compterait pour arracher la victoire. Et malgré le jeu un peu haché, les Nîmois résistent, bien que l'écart se resserre. Le poison des Nîmois porte un nom : Marmier. À deux minutes de la fin, il bat Pardin pour réduire à deux unités la différence de but. Arteaga ne se prive pas pour remettre une pièce dans la machine, et l'impensable finit par arriver.
Temps mort pour l'USAM, à exactement 38 secondes du Graal. Le public se lève, et attend que le temps passe pour applaudir et féliciter ses joueurs. Mais une dernière offensive a été fatale. Marmier, bien lancé par ses coéquipiers, a une balle de match face à Pardin, qui finit par céder. Le scénario est dingue, à une seconde de la fin, Dunkerque égalise et célèbre en grandes pompes devant un public usamiste abattu. Même si le résultat n'aura pas changé grand chose au classement, le final a eu un goût amer, pour la dernière du coach Degouy ainsi que de Zuzo et Pardin.
Les compositions :
USAM : Peyre, Derisbourg (1 but), Gibelin (6 buts), Zuzo, Wedberg (1 but), Pardin, Vincent (6 buts), Berthet-Macle, Kamtchop-Baril (5 buts), Gibernon (1 but), Acquevillo (1 but), Faustin (7 buts), Nol, Kaczor (2 buts), Onodi (1 but), Grosjean
Dunkerque : Romero, Afgour (1 but), Oliveira (11 buts), Marmier (4 buts), Tossin (1 but), Dupuy, Harbaoui, Martinez (2 buts), Crepel (1 but), Minotskyi (5 buts), Appolinair (1 but), Marie-Joseph, Arteaga (2 buts), Maliki, Pille (3 buts), Six