Terralha ne se visite pas, il se parcourt. Pas de file d’attente, pas de billetterie : simplement le plaisir de déambuler, guidé par le fléchage discret du festival, à la découverte d’une vingtaine d’expositions éphémères. Les œuvres de plus de vingt artistes européens, dont l’invité d’honneur Hervé Rousseau, premier arrête du parcours, investissent des lieux insolites : cours ombragées, jardins luxuriants, caves voûtées ou ateliers ouverts pour l’occasion. Chaque espace devient un écrin pour des pièces uniques, où la terre cuite, la porcelaine ou le grès racontent des histoires de matière, de feu et de temps.
L’art à hauteur d’homme
Ici, pas de musée aseptisé. Les créations de Sandrine Baillon, Louis Capron, Chloé Courbet ou encore Beatriz Gil Gomez se découvrent au détour d’une ruelle, dans l’intimité d’un jardin ou sous la voûte d’une cave. Les visiteurs sont conviés à observer, toucher (quand c’est permis), et échanger avec les artistes. Des démonstrations de techniques, comme le trempage de végétaux dans la porcelaine par Véronique Nicaise ou les séances d’émaillage de Louis Capron, rappellent que la céramique est avant tout un art vivant, où le geste et le savoir-faire se transmettent.
Un festival ancré dans le territoire
Terralha est aussi l’occasion de (re)découvrir Saint-Quentin-la-Poterie, capitale historique de la poterie méditerranéenne. Le festival s’étend jusqu’aux expositions temporaires de la Galerie Terra Viva et du Musée de la Poterie Méditerranéenne, qui proposent des focus sur des figures comme Juliette Derel, potière rebelle, ou Daphne Corregan & Gilles Suffren, de retour d’une résidence en Chine.
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