Par voie de communiqué, les organisateurs du Festival Jazz à Vauvert annoncent que « le maire Rassemblement national de Vauvert, Nicolas Meizonnet, et sa majorité au conseil municipal ont décidé d’annuler le 23ᵉ festival, jusque-là financé par la municipalité ». L’édile s’explique.
« Depuis 12 ans, Jazz à Vauvert a pourtant accueilli les plus grands artistes nationaux et internationaux (Imany, Gregory Porter, Mike Stern, Paolo Fresu, Chucho Valdés, Didier Lockwood, Richard Galliano, Michel Portal, etc.), tout en offrant une scène à de nombreux artistes vivant en région, notamment dans le Gard (Laurent Coulondre, Jean-Charles Agou, le Big Band de Vauvert…). Supprimer le festival à Vauvert, c’est également rompre le lien constant avec l’école intercommunale de musique et avec les écoles de la ville. Plus de 6 000 enfants ont ainsi pu découvrir le jazz et participer à des concerts pédagogiques », expliquent les responsables du Festival.
Ils poursuivent : « Notre association, comme l’ensemble des artistes, des bénévoles et des équipes techniques du festival Jazz à Vauvert 2026, regrette cette décision et partage la même volonté de défendre des projets culturels forts pour tous les territoires et tous les publics. Notre festival a toujours été soutenu par l’ensemble des partenaires financiers : État, Région, Département et organismes professionnels. Il a, jusqu’à présent, bénéficié d’un soutien constant de la mairie de Vauvert, de son maire Jean Denat et de son équipe municipale, ainsi que du public vauverdois et gardois, présent en nombre lors de chaque édition. Face à cette décision brutale prise par la nouvelle majorité d’extrême droite, une solidarité immédiate s’est mise en place de la part des élus locaux, des bénévoles, des artistes et des techniciens. L’association Jazz à Junas, avec le soutien spécifique de la ville de Vergèze, du Département du Gard et de la Région Occitanie, a décidé de créer, pour cette année, Jazz à Vergèze. »
Contacté par notre rédaction, le nouveau maire de Vauvert s’étonne du communiqué : « Cela fait des années que nous contestons ce festival, organisé par une association de Junas. La ville versait 65 000 euros chaque année. Le contexte financier est compliqué et nous avons d’autres projets de programmation culturelle populaire, avec des spectacles dans les arènes. Je trouve donc le procédé malhonnête et injuste de ramener notre décision sur le terrain politique. Il n’en est rien. D’autant que nous avons reçu l’association et pris des engagements avec elle pour ne pas la laisser dans une situation financière complexe, y compris en prenant en charge les avances auprès des artistes. Nous étions même prêts à maintenir l’édition de cette année. Toutes les options étaient sur la table. C’est dommage. »