Un budget qui se monte à 30,1 millions d’euros, dont 20,2 millions en fonctionnement et 9,8 million en investissement. Côté fonctionnement, « les dépenses sont stables », commence l’adjoint aux finances François Zanirato. Parmi elles, la plus grosse part, 57 % soit 9,6 millions d’euros, est constituée par les charges de personnel, qui connaissent « une augmentation maîtrisée de 1,05 % », précise l’adjoint. Une augmentation contenue, compte tenu « du Glissement vieillesse technicité (l’augmentation naturelle du fait de l’ancienneté et de l’avancement des agents, ndlr) et de l’application de la revalorisation de 3 % de la cotisation retraite versée par l’employeur », rajoute François Zanirato.
La majorité a prévu des charges à caractères générales stables, à 2,6 millions d’euros, et attribuera un montant de subventions stable lui aussi, à 3,9 millions. Quant aux intérêts de la dette, « les charges d’emprunt représenteront 1 % du budget de fonctionnement, pour s’élever à 222 000 euros », rajoute l’adjoint. Les économies réalisées sur le fonctionnement permettront de financer la section d’investissement « à hauteur de 4,8 millions d’euros, dont 2 millions de l’épargne 2025 et 2,8 millions d’euros tirés du fonctionnement 2026 », avance François Zanirato.
Outre les subventions des partenaires institutionnels et le Fonds de compensation pour la TVA, les recettes d’investissement comprendront aussi un emprunt d’équilibre, inscrit à « 1 million d’euros, avec une clause de revoyure en fonction des nouvelles subventions obtenues encore en attente de notification », affirme François Zanirato, avant de préciser que « ce sera moins » qu’un million d’euros, donc. Outre 1 million d’euros de dette à rembourser, les dépenses d’investissements seront surtout constituées de 6,3 millions d’euros de dépenses d’équipements, « un montant très important », souligne l’élu.
Les investissements prévus
On y retrouve 2,1 millions pour le cadre de vie, avec la finalisation du parc de la Roubine des Chartreux, les études pour l’aménagement de l’avenue Gambetta, l’aménagement du boulevard Clémenceau, les études pour le pôle d’échanges multimodal de la gare ou encore le plan de végétalisation. 1,6 million d’euros seront mis sur les bâtiments, avec le plan de transition énergétique, la fin de l’extension des écoles Thomas-David et Joseph-Lhermitte, les façades de l’hôtel de ville, les travaux de mises aux normes d’accessibilité, notamment à la salle Fernand-Martin, ou encore des travaux dans les cimetières.
1,2 million d’euros sont fléchés sur le patrimoine, pour la réhabilitation de la livrée de la Thurroye, le remplacement des fenêtres du musée et la rénovation de l’immeuble Berthon, 520 000 euros pour la révision du Plan local d’urbanisme, des acquisitions foncières ou encore le renouvellement de matériels pour les services, 251 000 euros pour la voirie, 250 000 euros pour les sports, avec notamment la reprise des mâts d’éclairage du terrain d’honneur et enfin 216 000 euros pour la sécurité, avec de la vidéosurveillance et de la défense contre les incendies.
Les impôts stables
Et ce avec « des taux de fiscalité locale inchangés depuis quinze ans », rajoute François Zanirato, à 56.63 % sur le foncier bâti, 115.63 % sur le foncier non-bâti et 14.83 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Des taux votés avec les voix contre de l’opposition, Camille Gavazzi rappelant que son groupe « portait le projet de rééquilibrer les taux entre la taxe foncière et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. »
Pour en revenir au budget, « il est ambitieux et permet la mise en oeuvre de notre programme électoral tout en préservant la santé financière de la commune », conclut François Zanirato. « Ce budget rentre dans notre projet global de transition écologique, il répond aux aspirations de la population, pour le cadre de vie, l’accessibilité, la révision du Plan local d’urbanisme, tous les domaines sont couverts », rajoute la maire Pascale Bories.
L’opposition, par la voix de Camille Gavazzi, rappellera que ce budget finance les projets de la majorité, « ce ne sont pas ceux que nous aurions présenté », avant de s’en prendre encore au « coût qui nous paraît surdimensionné » du parc de la Roubine des Chartreux, 800 000 euros pour le parc en lui-même et 1,8 million pour l’ensemble du projet, prenant en exemple le projet porté par le SIDSCAVAR sur sa base des Cigales, bien moins cher. Pascale Bories lui rappellera tous les travaux contenus dans ce 1,8 million d’euros, « bien au-delà du parc, avec le City-stade, la voirie, les parkings, la signalétique… » et l’adjoint Farès Orcet, président du SIDSCAVAR, précisera que le projet des Cigales « est bien plus modeste. » Le budget sera voté avec deux oppositions.