Culture
Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 20.09.2015 - christian-cartoux - 3 min  - vu 229 fois

NÎMES EN FERIA Ponce et Juan Bautista sortent par la Porte des Consuls, Roca Rey par celle des Cuadrillas

Enrique Ponce, Juan Bautista et Roca Rey ont donné une leçon de tauromachie au public enthousiaste.

19/09/2015. Après-midi : 4ième de Féria. Temps changeant. Belle entrée. Toros de Victoriano del Rio et Juan Pedro Domecq, pour les maestros Enrique Ponce, Juan Bautista et Roca Rey qui prenait l’alternative.

Les arènes de Nîmes ont vécu un après-midi historique, marqué par la magie que seul peut procurer l’arte del toréo. Les protagonistes Enrique Ponce, Juan Bautista et Roca Rey ont donné une leçon de tauromachie au public enthousiaste.

Après le paséo, le public a offert une grande ovation au maestro Enrique Ponce. Heureux présage ! Le valencien appliqué réalise des gestes suaves avec la percale dès la réception de son premier opposant. Animal qui, dans la muleta charge et recharge dans un rythme décidé par le torero. Grande faena ponctuée par une estocade entière d’effet immédiat. Oreille. Avec le 4ième toro, Ponce accuse nettement un coup reçu à la jambe en portant l’estocade à son 1er toro. Malgré ce handicap, Enrique inspiré dans le 3ième tercio signe des muletazos magistraux d’une qualité unique. La lenteur de ses passes les rend intemporelles ! Au moment de la vérité, le diestro met une estocade en todo lo alto. Le toro s’effondre sous les clameurs du public. Deux Oreilles.

Juan Bautista, était intervenu dans un quite par chicuelinas devant le second toro. Il reçoit avec la cape le 3ième toro en alternant des véroniques et chicuelinas. L’animal charge avec classe, particulièrement du côté gauche. L’arlésien transporté dans la troisième dimension, impose avec lenteur des séquences exceptionnelles avec la muleta. Un pinchazo profond et le descabello viennent en conclusion. Oreille après aviso. Avec élégance Juan Bautista accueille le 5ième toro. Sollicité par le public en effervescence, il pose les banderilles avec facilité. Avec la muleta, il construit une faena complète, d’intelligente, variée et templée du début jusqu’à la fin qui se termine par des passes à genoux. Pour signer son œuvre magistrale, l’arlésien met une fabuleuse estocade al recibir qui envoie l’animal ad patras instantanément. Deux Oreilles après aviso.

Andrés Roca Rey, encore novillero au paséo devient matador de toros après avoir reçu l’alternative des mains d’Enrique Ponce qui lui cède le toro du nom de Pocosol de la ganaderia Victoriano del Rio de couleur marron, marqué du nº 8, né en mars 2010. Juan Bautista est le Témoin de la cérémonie. A l’aise avec la cape, le péruvien montre beaucoup de dextérité. Dans le troisième tercio, son style particulier et dominateur avec la muleta laisse entrevoir des qualités intrinsèques avec notamment de belles naturelles. Surviennent des luquescinas et une épée desprendida d’effet immédiat. Oreille. Roca Rey accomplit avec brio cape en mains face au toro qui sera changé pour boiterie des gaoneras, une larga cambiada de rodillas et une revolera qui enflamment les gradins. Le toro retourne au toril en cassant quelques planches sur son chemin. Avec le sobrero, Roca Rey instrumente de belles passes de cape. Lors de la faena face à un animal dangereux, borgne de l’œil droit, le torero se joue la vie avec ce toro qui sème la terreur dès le 2ième tercio. Malgré une voltereta, sa faena vigoureuse inquiète les spectateurs par l’émotion quelle dégage. Elle se termine bien par une estocade entière. Oreille.

En images :

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Christian Cartoux

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