Publié il y a 1 h - Mise à jour le 07.05.2026 - Thierry Allard - 3 min  - vu 13 fois

VILLENEUVE-LÈS-AVIGNON Le festival Villeneuve en scène fête ses 30 ans

"Ostinato"

- Jean-francois Pyka

La 30e édition du festival Villeneuve en scène se tiendra du 8 au 21 juillet. Une édition anniversaire, pour laquelle le directeur artistique de l’événement Brice Albernhe a effectué « un travail de synthèse » pour élaborer la programmation.

Un défi, celui de « proposer à la fois des références à l’histoire de Villeneuve en scène, nous occuper du présent, de ce qui fait que le festival est le jardin du Festival d’Avignon, continuer à porter la parole du théâtre itinérant et nous projeter sur l’avenir », explique Brice Albernhe, au moment de dévoiler les temps forts de la programmation de cette trentième édition.

Le directeur artistique du festival Brice Albernhe • Thierry Allard

Il faut dire qu’en trente ans, le festival organisé par la régie municipale a multiplié les partenariats et les collaborations avec les acteurs publics culturels du territoire, avec notamment l'an dernier la première coprogrammation avec le Festival d’Avignon, et s’est « inscrit dans le paysage culturel du territoire, c’st incontestablement un rendez-vous », estime son directeur artistique. Le festival, dédié aux écritures itinérantes, a permis « d’ouvrir l’événement à tous ces spectacles qui se jouent dans des lieux non-dédiés et dans l’espace public », rajoute-t-il, tout en conservant l’ADN d’origine du festival avec les chapiteaux. Mais cette ouverture, notamment aux spectacles en milieu naturel, fait que « le lien avec le paysage et le vivant devient comme une évidence à Villeneuve en scène », avance Brice Albernhe.

13 compagnies seront de la partie, pour 13 spectacles en comptant le spectacle itinérant du In du Festival d’Avignon et une exposition. Après une première coprogrammation avec le In l’an passé, les organisateurs remettent ça avec « Terces », de Johann Le Guillerm, « un artiste protéiforme, un circassien mais d’abord un chercheur, un scientifique qui va chercher dans la science ce tout petit rien qui fait la poésie », présente le directeur artistique. Inspiré par le mouvement perpétuel, la gravité, Johann Le Guillerm créé sur scène des structures, suspensions, machines dont le mouvement s’apparente à une chorégraphie. « Il créé des tableaux qui font naître une poésie », résume Brice Albernhe.

"Ostinato" • Jean-francois Pyka

Le festival se veut ouvert au plus grand nombre, avec des spectacles familiaux, comme « Ostinato » de la compagnie Akoreacro, sur l’obstination de l’humanité à reproduire les mêmes erreurs. « Du cirque d’action, qui en met plein les yeux », présente Brice Albernhe. Dans la même veine, « Décrochez-moi ça » de la compagnie Bêtes de foire proposera « du théâtre forain dans un esprit XIXe siècle, une performance artistique autour des habits », explique le directeur artistique.

BÊTES DE FOIRE
"Décrochez-moi ça" • Vincent Muteau

Dans sa volonté de mettre en avant des spectacles se tenant dans des lieux non-dédiés, le festival programme aussi « Petit quelqu’un » de la compagnie Le Syndicat d’initiative, sur l’histoire d’un enfant très sensible à la condition animale, spectacle qui se déroulera en plein air, dans la plaine de l’Abbaye. Même compagnie et même lieu pour « Carbone », pièce qui pose la question de la place de l’Homme dans le vivant à partir de la matière carbone. La plaine de l’Abbaye accueillera aussi l’itinérance du Festival d’Avignon avec « Hamlet », par Thibault Perrenoud d’après Shakespeare, uniquement le 18 juillet.

"Carbone" • Raoul Gilibert

Le festival investira aussi l’école Montolivet, avec « Nous reviendrons au printemps » de la compagnie Kaimera Production, « du théâtre immersif qui reprend la Cerisaie de Tchekhov. On est dans la maison, au milieu des 17 comédiens », précise Brice Albernhe. Autre expérience immersive avec « Au coin de ma rue » de la Compagnie des bonimenteurs, en plein air place Jean-Jaurès et au casque. Chaque spectateur écoutera un récit différent synchronisé avec ses gestes tandis qu’un personnage traversera l’espace public.

Citons également « Flam(m)e » de Coline Garcia, spectacle inspiré du destin de Nadia Comaneci, le spectacle de danse de la compagnie Retouramont « Totem » au cloître de la Collégiale, la pièce de théâtre « Ismène » du théâtre de la Remise, sur ce personnage secondaire de la tragédie antique, à voir à la Chartreuse, ou encore le « Bal magnétique » de Massimo Fusco, spectacle immersif où le public est progressivement invité à rejoindre un bal populaire, à la Chartreuse aussi.

Enfin, le Fort Saint-André accueillera une exposition de Johann Le Guillerm du 4 au 25 juillet. Ses « Architextures », des modules de constructions en bois, jouent sur les forces contraires, et le parcours sera créé in-situ, en dialogue avec le lieu.

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Thierry Allard

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