L'affaire éclate lors d'une tentative d'assassinat dans le Gard. Les enquêteurs constatent que l'arme du crime est un fusil à pompe. En remontant la piste de l'arme, les forces de l'ordre retrouvent un armurier qui était le véritable propriétaire. Ce dernier, âgé de 66 ans, était devant le tribunal correctionnel de Nîmes, mardi 5 mai. Il explique qu'il a fauté en vendant illégalement le fusil à pompe, mais qu'il avait besoin de 800 euros pour payer son avocat dans une affaire civile. Il a donc vendu son fusil à pompe sans être trop regardant. L'acheteur de l'arme et tireur a été condamné il y a quelques mois à 12 ans de réclusion criminelle pour une tentative d'assassinat. L'armurier lui devait répondre ce mardi 5 mai de vente illégale d'arme de catégorie B.
"Lorsque quelqu'un veut acquérir une arme sans autorisation, c'est souvent pour une raison obscure", indique le procureur en visant le vendeur.
"Mon client a un parcours exemplaire depuis 45 ans d'exercice de la profession d'armurier", nuance son conseil qui obtient que le prévenu n'écope pas de la peine complémentaire d'interdiction de détenir ou de porter une arme... Une sanction qui aurait signifié la fin de sa carrière. Le sexagénaire, sans casier judiciaire jusque là, est reconnu coupable et condamné à 3 mois de prison avec sursis.