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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 21.12.2017 - thierry-allard - 3 min  - vu 660 fois

ÉCO STORY IAS, l’innovation dans le nucléaire et au delà

On s’attendait à la trouver dans la zone industrielle de l’Ardoise, mais c’est bel et bien à Laudun, au coeur du village, que le siège social d’IAS a ses quartiers. Créée il y a cinq ans par Florian Eybraly, elle est positionnée sur l’accompagnement des entreprises et industries sur la transformation numérique et mise sur l’innovation et la diversification pour son développement.
Florian Eybraly, fondateur et gérant d'IAS, à Laudun (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Quand on demande à Florian Eybraly, 34 ans, s’il est à la tête d’une entreprise innovante, il répond simplement : « on essaie. »

Traitement des données et réalité virtuelle

Pourtant, force est de reconnaître qu’IAS se remet en question, et ça passe principalement par la recherche et développement. « On est à cinq ans, c’est un moment où compte tenu entre autres du contexte du nucléaire, on doit imaginer demain. » Car même si l’activité de l’entreprise a historiquement démarré par les automatismes et l’informatique industrielle, notamment dans l’atome tout proche, aujourd’hui l’entreprise se repositionne « dans l’accompagnement à la transformation numérique, la robotisation, le développement de solutions digitales, dans le but d’optimiser les process internes des entreprises », explique le gérant. En clair : optimiser la productivité des entreprises, principalement industrielles.

Un noble but, qui passe notamment par un gros travail de valorisation de la donnée, d’où l’importance cruciale du numérique : « aujourd’hui, on a pléthore de données, notre objectif est de les cibler, les analyser et les rendre les plus exploitables possibles pour optimiser les process », développe Florian Eybraly. Des solutions qu’il propose désormais à « tout type d’entreprise, par exemple, on va travailler pour l’industrie hôtelière pour faire de la prévision tarifaire. » Il faut dire que le marché qui s’ouvre est important : « le traitement de données à grande échelle n’est pas encore utilisé pleinement dans l’industrie », affirme-t-il. Autant d’applications innovantes qui peuvent être utiles aussi pour les PME industrielles du Gard rhodanien.

Des PME également de plus en plus intéressées par la réalité virtuelle, sur laquelle les sept salariés d’IAS travaillent par ailleurs. « On peut s’en servir dans l’avant-vente, pour de l’aide à la décision, dans le marketing ou dans la formation », note le chef d’entreprise, qui y voit également un moyen de « capitaliser et d’avoir une continuité numérique des données qu’on a récupéré. » Les contraintes de plus en plus grandes qui pèsent sur les sites industriels, et pas que dans le nucléaire, font que la possibilité de formation virtuelle des opérateurs devient plus séduisante que jamais et que la demande croît. D’autant que « les mentalités bougent vis-à-vis de la réalité virtuelle, et la technologie commence à avoir une certaine maturité », souligne Florian Eybraly.

Un entrepreneur bien implanté sur son territoire

Une maturité qui ne dispense pas ses équipes de plancher sur les solutions de demain. Un challenge motivant pour tout le monde : « j’ai des collaborateurs passionnées, et il faut sans cesse trouver des sujets de recherche pour alimenter cette passion et créer une émulation », note le patron. Pour favoriser ce cercle vertueux, le trentenaire est en train de revoir l’organisation de travail de son entreprise pour proposer à ses salariés des temps consacrés à la recherche et développement.

Il faut dire que Florian Eybraly en est un lui aussi, de passionné. Originaire de Saint-Victor-la-Coste, il obtient d’abord un DUT puis n’hésite pas à recourir aux cours du soir au CNAM pour passer un master en automatismes. Il rentre dans le monde du travail par le Groupe Ecia de son ami Pascal Morel tout en ayant une idée fixe : « j’ai toujours dit que je monterai ma boîte avant mes 30 ans ! » C’est chose faite à 29 ans avec IAS, pour Ingénierie automatique et systèmes.

Pour y arriver, il a eu recours à l’accompagnement de la Chambre de commerce et d’industrie, partenaire de l’Office des entreprises de l’Agglo du Gard rhodanien, pour le lancement de l’entreprise et le développement de son réseau. De quoi lui permettre de participer au très prisé salon SIANE — le salon interrégional de l’industrie de Toulouse — il y a deux ans, « en tant qu’offreur de solutions pour les industries du futur », précise-t-il. Devenu membre des groupements Cyclium et Port l’Ardoise, du Cercle des jeunes dirigeants d'entreprises de Nîmes et vice-président de Leader Gard rhodanien, lauréat du prix de l’entrepreneur 2016 au Salon BIG, il a également participé au Prix TPE cette année, deux initiatives soutenues par l’Agglo du Gard rhodanien.

Aujourd’hui, IAS est donc à un moment charnière de sa jeune histoire, et l’avenir, Florian Eybraly le voit toujours « au format PME, qui nous permettra d’aborder pas mal de sujets intéressants et variés. »

Pour aller plus loin :

Plus d’informations sur IAS ici.

Vous avez un projet de création ou de reprise d’entreprise ? L’Office des Entreprises de l’agglomération du Gard Rhodanien est situé à la Maison de l’Entreprise, rue Fernand-Jarrié à Bagnols. Il est ouvert du lundi au jeudi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30, et le vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30. Plus d’informations sur le site internet de l’Office, au 04 66 79 38 00 et par mail à l’adresse suivante : contact.eco@gardrhodanien.com.

Thierry Allard

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