Publié il y a 1 h - Mise à jour le 27.04.2026 - Anthony Maurin - 5 min  - vu 26 fois

OCCITANIE Toujours plus de défaillances d’entreprises…

Rentrée économique 2025 CPME (Photo Anthony Maurin)

Lors de la rentrée économique 2025 de la CPME (Photo Anthony Maurin)

Défaillances d’entreprises en au 1er trimestre 2026, une hausse de 8 % par rapport au T1 2025 après une hausse de 4 % en 2025.

FidSud (Photo d'illustration FidSud)
Photo d'illustration (Photo d'illustration FidSud)

Allianz Trade, leader mondial de l’assurance-crédit a publié sa dernière étude sur les défaillances d’entreprises en France au cours du 1er trimestre 2026. Résultat ? 1 797 défaillances d’entreprises ont été enregistrées dans la région au 1er trimestre 2026, une hausse de 8 % par rapport au 1er trimestre 2025.

En résumé, seuls quatre départements (et pas le Gard) sur 13 enregistrent une baisse des défaillances au 1er trimestre 2026, alors que la Lozère voit ses défaillances augmenter de 100 % sur la période.

Sur les 12 derniers mois, trois secteurs sont principalement touchés par les défaillances dans la région : les services (33 %), la construction (21 %) et le commerce (21 %).

Au niveau national, 19 243 défaillances d’entreprises ont été comptabilisées en France au premier trimestre 2026, une augmentation de 6 % par rapport au premier trimestre 2025, un plus haut historique pour un premier trimestre (18 625 cas pour le précédent record au T1 2015).

La fibre optique, un enjeu important pour le territoire et le développement économique du département.

Un nouveau record de défaillances d’entreprises est attendu en France en 2026. Une prolongation du conflit au Moyen-Orient ne ferait qu’accroître les difficultés des nombreuses entreprises déjà mises à mal par la succession des crises, boostant notre prévision centrale de près de 70 000 défaillances en 2026 à plus de 71 600 dans notre scenario macroéconomique alternatif.

Comme pour 2025, on observe une hétérogénéité des départements sur ce premier trimestre 2026 (par rapport au 1er trimestre 2025) mais moins marqué que précédemment.

La plupart des départements observent donc une augmentation des défaillances sur ce trimestre… La Lozère (100 % après -11 % en 2025), l’Aude (19 % après 14 % en 2025), le Gard (16 % après 13 % en 2025), la Haute-Garonne (13 %), l’Hérault (12 % après 4 % en 2025), l’Ariège (10 % après 66 % en 2025), le Tarn-et-Garonne (8 % après -7 % en 2025), l’Aveyron (4 % après -17 % en 2025) et les Hautes-Pyrénées (3 % après 2 % en 2025).

Sur les 12 derniers mois, les trois grands secteurs principalement touchés par les défaillances dans la région restent les services (33 %), la construction (21 %) et le commerce (21 %). L’hébergement/ restauration arrive en quatrième position à 15 %.

Le statut d'auto-entrepreneur est désormais entré dans les mœurs économiques. Photo DR

« Les défaillances d'entreprises devraient atteindre un nouveau record en France en 2026. Nous prévoyons un nombre de cas élevé et prolongé autour de 69 900, soit une augmentation de +2 % par rapport à 2025. Alors que nous anticipions une stabilité des défaillances en 2026, le risque est toutefois bel et bien haussier du fait des incertitudes géopolitiques, avec une prolongation du conflit au Moyen-Orient qui ne ferait qu’accroître les difficultés des nombreuses entreprises déjà mises à mal par la succession des crises, boostant notre prévision centrale à plus de 71 600 dans notre scenario macroéconomique alternatif. En revanche, nous estimons que les défaillances d’entreprises devraient reculer de 3 % en 2027 pour s'établir à environ 67 800 cas, à mesure que la conjoncture économique s'améliorerait potentiellement » explique Maxime Lemerle, responsable de la recherche défaillances chez Allianz Trade.

2026 a débuté comme l’année 2025 s’est achevée, avec une nouvelle hausse des défaillances d’entreprises et un décompte de 19 243 cas au premier trimestre 2026 (6 % par rapport au T1 2025 et 2 % par rapport au T4 2025). Ce momentum confirme l’infléchissement attendu après les pics d’accélération affichés en 2022 (49 %), 2023 (35 %) et 2024 (17 %), mais surtout la persistance d’un très haut niveau de sinistralité. Le premier trimestre 2026 affiche à un plus haut historique pour un premier trimestre (19 243 cas contre 18 625 pour le précédent record au T1 2015).

BIC Innov’up est à la Maison de l'Entreprise de la CCI à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)
La Maison de l'Entreprise de la CCI à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin)

La perspective reste celle d’un chiffre durablement élevé au regard de la faiblesse conjoncturelle, avec une inflation élevée freinant la reprise de la consommation, des problèmes persistants dans la construction, et des taux d'intérêt élevés (mais aussi du fait de la forte création d’entreprises depuis le covid).

Les faillites d'entreprises ne diminueraient que modérément en 2027, à mesure que les conditions économiques devraient s'améliorer.

Après s’être diffusée à toutes les tailles d’entreprises, la hausse des défaillances se concentre sur les deux extrémités du spectre depuis 2025 : les plus petites, et les plus grandes.

À fin mars 2026, toutes les entreprises défaillantes pour lesquelles les données financières sont disponibles représentaient encore, au regard des données historiques, des niveaux très élevés de chiffre d’affaires cumulé (37,6 milliards, soit 12 % sur un an et 58 % par rapport à la moyenne 2006-2025) et de passif fournisseurs (7,5 milliards soit 15 % et 69 % par rapport à la moyenne 2006-2025).

Sur les 12 derniers mois, la dynamique haussière reste marquée pour les secteurs liés à la consommation des ménages. C’est vrai en termes relatifs avec l’agriculture (15 %), les services aux particuliers (15 %), le commerce automobile (8 %) et l’hébergement-restauration (7 %). C’est vrai aussi en nombre, avec les services aux particuliers (+884 cas sur 12 mois) et l’hébergement / restauration (+576), après les services aux entreprises (+637).

Rentrée économique 2025 CPME (Photo Anthony Maurin)
Lors de la rentrée économique 2025 de la CPME (Photo Anthony Maurin)

Trois secteurs échappent à la hausse prolongée des défaillances : le commerce de détail et l’ensemble finance/immobilier, stables sur 12 mois, et la construction, en retrait de 2 % sur 12 mois, mais qui reste le secteur le plus sinistré avec 20 % des faillites.

Au regard des données historiques, les secteurs qui se distinguent avec un niveau de défaillance très élevé sont le transport-entreposage (67 % au-dessus de la moyenne 2010-2019), le commerce automobile (46 %), l’information/communication (46 %), l’hôtellerie/restauration (39 %) et les services aux entreprises (32 %). Le commerce de gros (-4 % en dessous) est la principale exception, avec toutefois près de 3 000 défaillances sur les 12 derniers mois.

« L'économie française fait face à des défis structurels et majeurs dans un environnement mondial marqué par une complexité et une incertitude accrues. Le contexte actuel, marqué par le conflit au Moyen-Orient, la volatilité des marchés de l’énergie et les perturbations des grandes routes commerciales, renforce l’incertitude économique et financière. Dans ce climat de forte instabilité, les entreprises doivent redoubler de vigilance afin de limiter le risque de non-paiement, en s’appuyant notamment sur une analyse fine du risque lié à leur secteur ainsi qu’à leurs clients et fournisseurs. En accompagnant ses clients dans la sécurisation de leurs créances commerciales, l’assurance-crédit joue plus que jamais un rôle de filet de sécurité, dans un environnement où les tensions géopolitiques fragilisent les chaînes d’approvisionnement mondiales et accentuent les risques de rupture et de défaillances » rappelle Laurent Treilhes, Président du comité exécutif d’Allianz Trade en France.

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