Publié il y a 1 h - Mise à jour le 27.04.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 170 fois

EXPRESSO Sénatoriales : les « grands électeurs » désignés le 5 juin

Le Sénat compte trois sièges pour le département du Gard

Le Sénat compte trois sièges pour le département du Gard

- Éloïse Levesque

L’ensemble des conseillers municipaux se réuniront le 5 juin pour désigner les grands électeurs qui renouvelleront les trois postes de sénateur du Gard, le 27 septembre.

En septembre, le Gard fera partie de la moitié des départements français à renouveler ses parlementaires de la chambre haute. Qui sont-ils ? Élus pour six ans, les sénateurs votent des lois et conduisent également des enquêtes parlementaires. Tel avait été le cas avec celle, présidée par Laurent Burgoa, sur les eaux minérales naturelles. Leur mission est donc similaire à celle des députés, même si, in fine, le dernier mot reviend souvent à l’Assemblée, comme le prévoit la Constitution.

Qui sont les grands électeurs ? Contrairement aux autres élections, tous les citoyens ne peuvent pas participer au scrutin. Il y a d’abord les neuf parlementaires (six députés et trois sénateurs sortants) et les 46 conseillers départementaux. Toutefois, le plus gros des troupes est constitué par les conseillers municipaux renouvelés en mars dernier. À ces derniers s’ajoutent les « délégués », selon le nombre d’habitants de la commune, qui seront désignés par les conseils municipaux du 5 juin.

À Nîmes, comptant 195 délégués, des listes présentées par la majorité et l’opposition seront élues à la proportionnelle. C’est ainsi qu’il y a six ans, la mère de Laurent Burgoa faisait partie des délégués de la majorité de Jean-Paul Fournier. Pour les communes de plus petite taille, tous les conseillers ne pourront pas voter. Toutefois, ils intégreront une liste à laquelle s’ajouteront des citoyens choisis. La longueur de la liste dépendra de la taille de la commune.

Aujourd'hui, le Gard compte aujourd’hui deux sénateurs de droite : Vivette Lopez et Laurent Burgoa, ainsi qu’un sénateur de gauche, l’ex-président du Conseil départemental Denis Bouad. Historiquement à gauche, la droite a emporté son premier siège de sénateur en 2008 avec Jean-Paul Fournier puis, un deuxième avec Vivette Lopez en 2014. À noter que la sénatrice sortante a annoncé ne pas se représenter. 

Quel sera l'enjeu du scrutin ?

Il y a un mois, le résultat des municipales a fait ressortir une nette percée du RN : en cumulant Nîmes, Alès, Bagnols et Vauvert, le parti d’extrême droite compte 52 élus municipaux de plus, qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition. À ce chiffre, il faut rajouter les 27 élus de Beaucaire, des élus d’opposition et une flopée d’élus de villages qui composaient les 203 voix de 2020. La droite qui, de surcroit vient de perdre Nîmes, va parviendra-t-elle à conserver deux sièges face à la percée de l'extrême-droite ? Sur Nîmes, Alès, Bagnols et Vauvert, le solde d’élus de droite est de mois 38 élus.

Enfin, la gauche, victorieuse aux municipales nîmoises, pourra-t-elle décrocher un siège de sénateur ? En 2020, Denis Bouad avait échoué à obtenir un second siège, à seulement neuf voix de la droite. Ce scrutin, marqué par de nombreuses inconnues,  fait des sénatoriales un véritable enjeu.

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