Autisme, troubles Dys, trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), trouble du développement intellectuel (TDI)... Pour cette rentrée scolaire 2026, le Gouvernement poursuit le développement de dispositifs destinés à faciliter la scolarisation des enfants présentant des troubles du neurodéveloppement.
À l'échelle nationale, 70 nouveaux dispositifs doivent ouvrir au cours de l'année scolaire 2026-2027 : 16 unités d'enseignement maternel autisme (UEMA), 30 unités d'enseignement élémentaire autisme (UEEA) ou équipes d'autorégulation à l'école et 24 équipes d'autorégulation dans le second degré.
Six de ces nouvelles structures sont annoncées en Occitanie. Mais aucune n'est prévue cette année dans le Gard, à Lunel ou à Arles.
Quatre dispositifs recensés dans le Gard
Le Gard n'est pas pour autant dépourvu de structures spécialisées. La liste nationale publiée à l'occasion de cette rentrée recense plusieurs établissements gardois disposant déjà d'un dispositif TND.
Des unités d'enseignement maternel autisme sont notamment présentes à Uchaud, Remoulins et Boisset-et-Gaujac. Ces UEMA permettent à de jeunes enfants autistes d'être scolarisés au sein d'une école tout en bénéficiant d'un accompagnement spécialisé.
À Nîmes, c'est au collège Jean-Rostand qu'un dispositif d'autorégulation est actuellement recensé. Le principe est différent. Les élèves restent scolarisés dans leur classe ordinaire avec leurs camarades mais peuvent bénéficier de l'intervention d'une équipe spécialisée et rejoindre, en fonction de leurs besoins, un espace dédié. Ils y travaillent notamment sur l'attention, les apprentissages, la maîtrise des émotions, le comportement ou encore l'autonomie.
À Lunel, un dispositif dès la maternelle
À Lunel, la liste nationale recense une unité d'enseignement maternel autisme au sein de l'école maternelle Camille-Claudel.
Comme dans les autres UEMA, les enfants bénéficient de l'environnement d'une école ordinaire mais également de l'accompagnement d'une équipe spécialement formée à l'autisme. Celle-ci peut réunir un enseignant spécialisé, des éducateurs, des psychologues, des psychomotriciens ou encore des orthophonistes.
Des temps de scolarisation avec les autres enfants de l'établissement leur sont également proposés.
Et à Arles ?
La situation est différente à Arles. La ville ne figure pas dans la liste nationale publiée en septembre 2026 des établissements scolaires disposant de ces dispositifs spécifiques TND.
Cela ne signifie évidemment pas que les élèves arlésiens présentant un trouble du neurodéveloppement ne sont pas accompagnés. D'autres modalités de scolarisation existent, parmi lesquelles l'accompagnement par un AESH, les unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS), l'intervention de professionnels spécialisés ou, lorsque les besoins de l'enfant le nécessitent, une orientation vers un institut médico-éducatif (IME).
Six nouveautés en Occitanie, dont trois dans l'Hérault
Les nouvelles ouvertures de cette rentrée se feront donc ailleurs dans la région. Trois des six nouveaux dispositifs occitans seront installés dans l'Hérault : une équipe d'autorégulation au collège Gérard-Philipe de Montpellier et deux unités d'enseignement élémentaire autisme à Béziers et Paulhan. Une UEMA doit également ouvrir à Castelnaudary, dans l'Aude, tandis que deux équipes d'autorégulation dans le second degré sont annoncées à Foix, en Ariège, et Cahors, dans le Lot.
Plus de 6 000 enfants accompagnés en France
Avec ces 70 nouvelles ouvertures, 734 dispositifs TND et équipes d'autorégulation sont désormais déployés à travers la France. Plus de 650 enfants supplémentaires doivent pouvoir être scolarisés à temps plein aux côtés de leurs camarades cette année. Ils rejoignent les quelque 5 700 élèves déjà accompagnés grâce à une UEMA, une UEEA ou une équipe d'autorégulation.
Le Gouvernement poursuit également le déploiement des professeurs ressources TND. Ils sont désormais 176 à accompagner les enseignants et les établissements confrontés aux besoins particuliers d'élèves présentant un trouble du neurodéveloppement. Vingt-six professionnels supplémentaires doivent être déployés en 2027, portant leur nombre à 202.
L'objectif affiché reste de privilégier, chaque fois que les besoins de l'enfant le permettent, une scolarisation en milieu ordinaire et de faire évoluer son accompagnement au fil de son parcours.