Publié il y a 3 mois - Mise à jour le 16.09.2025 - Tony Duret - 2 min  - vu 1202 fois

AU PALAIS L’automobiliste se volatilise : « Le mystère de la chambre jaune » au tribunal

Si l’on devait croire l’accusé sur parole, un étrange phénomène s’est produit à Bagnols-sur-Cèze le 17 décembre 2024.

Il est 1h45 du matin ce 17 décembre 2024. Les policiers réalisent des contrôles dans la ville quand ils voient une Clio noire ralentir et subitement tourner en direction d’une impasse. Habitués, ils comprennent immédiatement qu’elle cherche à éviter le contrôle. Ils parviennent néanmoins à distinguer que le conducteur porte une doudoune blanche. Quelques instants plus tard, un homme en doudoune blanche sort justement de l’impasse. Mais à pied. Les policiers l’interpellent. Cet homme, c’est Francky, 29 ans, cinq condamnations à son casier judiciaire dont quatre pour des délits routiers… Quand les policiers lui disent qu’ils viennent de le voir conduire, il tombe des nues. « C’était pas moi, ils m’ont contrôlé alors que j’étais à pied. Je savais que je n’avais plus le droit de conduire », explique Francky au tribunal correctionnel de Nîmes le jeudi 11 septembre.

Alors qui conduisait cette Clio noire qui lui appartient  ? « Un collègue », répond Francky, mais il refuse de donner son nom. Quant à sa version des faits, elle n’est pas simple, il faut s’accrocher. En gros, à l’écouter, il aurait prêté sa voiture à un ami qui, sur le jeu de clé, avait aussi les clés du domicile de Francky. L’ami en question gare donc la voiture dans l’impasse, laisse toutes les clés sur le pneu avant gauche. Puis, de manière inexplicable puisque les policiers ne voient personne sortir de l’impasse hormis l’homme en doudoune blanche, il se volatilise. Au même moment, Francky passe par là. Dommage car à quelques secondes près, son ami aurait pu lui remettre les clés en main propre. « Vos explications sont étonnantes », résume poliment le juge Édouard Le Jan. Le procureur Philip Ughetto parle, lui, d’une affaire digne du « mystère de la chambre jaune ». Il reprend : « Il ne voulait pas se faire contrôler et tente aujourd’hui de se dédouaner maladroitement », estime-t-il avant de requérir une peine de 6 mois de prison avec sursis et 800 euros d’amende. Le tribunal suit le procureur sur le quantum de la peine, mais réduit l'amende à 300 euros. Son permis de conduire est également annulé avec une interdiction de le passer à nouveau avant six mois. 

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