« Pas un programme de circonstances », affirme Pascale Bories, qui affirme que ce programme est issu « de nos nombreuses rencontres sur le territoire, et pas que durant le trimestre avant l’élection, et de notre consultation Villeneuve demain, avec plus de 2 000 participants », et porte « une vision long terme, avec des actions à court terme sur ce mandat. »
Un programme aux actions « mûrement réfléchies, poursuit-elle, déjà travaillées, dans la continuité de celui de 2020, dont aujourd’hui plus de 80 % des actions ont été réalisées ou lancées », conçu pour « répondre aux attentes de la population, qu’elle soit de souche, installée depuis peu, jeune, active ou sénior. »
Avec, comme valeur cardinale, le cadre de vie, avec « des critères autour de la sécurité, de la propreté, des services, de l’environnement, de la vie associative », développe Pascale Bories, qui choisit de commencer par la santé. Car même si Villeneuve n’est « absolument pas un désert médical, nous avons 111 professionnels de santé sur la commune », rappelle-t-elle, « nous avons subi le départ de deux généralistes. » Une nouvelle généraliste vient de s’installer « dans un local mis à disposition par la commune dans le centre-ville », souligne-t-elle, tout en ajoutant que Villeneuve s’inscrira dans la démarche de labellisation France Santé. La liste propose aussi dans ce cadre de recruter des médecins retraités prêts à reprendre du service quelques heures par semaine, et d'avancer le projet de maison médicale.
Sur la sécurité, Pascale Bories présente les chiffres du Ministère de l’Intérieur : « 11,68 faits pour 1 000 habitants, contre 31,43 faits pour 1 000 habitants en moyenne en Occitanie et 32,74 faits en moyenne des villes de notre strate. » Alors « nous resterons sur cette dynamique de travail intensif avec la police nationale et les polices municipales des Angles et de Pujaut », avance-t-elle, tout en affirmant que « nous travaillons sur l’élargissement des horaires de la police municipale en présence nocturne sur la période estivale. » La liste envisage aussi la création d’une brigade sur deux-roues motorisés et des investissements dans des équipements dernier cri. Elle compte aussi développer la prévention contre le harcèlement scolaire.
Sur l’environnement, Pascale Bories affirme vouloir « renouveler l’engagement dans le label de l’Ademe Territoire engagé transition écologique au niveau deux étoiles, voire trois étoiles, c’est un engagement long-terme », et mènera la rénovation énergétique de l’école Joseph-Lhermitte « qui en a bien besoin », commente l’adjoint sortant Alain Sanciaume. La liste compte aussi mettre en oeuvre la géothermie sur la piscine Camille-Muffat, poursuivre son programme d’autoconsommation collective photovoltaïque, ou encore « concevoir des cours oasis dans les écoles » sur le modèle de celle de l’école Thomas-David.
Sur le scolaire, la liste annonce la mise en place prochaine du « plan mercredi », « pour une continuité dans les programmes scolaires dans un cadre plus ludique avec l’ALSH », affirme l’adjoint sortant Farès Orcet. Et, après la mise en place d’une mutuelle santé communale, « un grand succès », affirme la maire sortante, la liste veut « travailler sur une assurance habitation communale. » On note aussi au passage la création d’un cimetière pour animaux : « ça fait partie des attentes de la population, nous avons identifié l’endroit », commente Pascale Bories.
Sur la voirie, le projet majeur du mandat sera la réhabilitation du boulevard Gambetta, « pour relier le haut et le bas de la commune, avec aussi une liaison cyclable », pose la maire sortante. On retrouve aussi dans le programme l’aménagement du pole d’échange multimodal de la gare ferroviaire, l’accompagnement du déploiement du Réseau express vélo du Grand Avignon, ou encore la reprise de quelques rues : Montée du Fort, de l’Hôpital et Camp de bataille, ainsi que l’enfouissement des réseaux secs avec le SMEG.
Sur l’urbanisme, la ville reste « carencée en logements sociaux », rappelle la maire, qui ne décolère pas contre la loi SRU qui oblige la commune à proposer au moins 25 % de logements sociaux alors qu’elle en compte 14 % actuellement. Alors après avoir mis en place un Plan local d’urbanisme contraignant pour les promoteurs d’habitats collectifs, « dans le cadre la loi Zéro artificialisation nette nous allons mettre à jour notre Plan local d’urbanisme en intensifiant la règlementation, nous avons étendu le Site patrimonial remarquable à cette fin », pose la maire sortante. Des « ateliers participatifs » autour du futur Plan local d’urbanisme sont aussi annoncés.
Parmi les autres mesures, citons la création d’une salle associative, l’avancement de la rénovation de la Thurroye et de la livrée Arnaud de Via ou encore la réhabilitation avec le Département du gymnase du Mourion. « C’est un programme soutenable, affirme pour sa part l’adjoint sortant François Zanirato. Nous sommes tout à fait capable de financer tout ce qu’on propose. »