Déjeunant tranquillement avec sa compagne dans un restaurant d’application situé à Marguerittes, cet octogénaire prénommé Michel en aurait profité pour agresser sexuellement une jeune étudiante en première année de CAP Cuisine et service. Le jour des faits, l’apprentie est en salle et est amenée à servir Michel et sa compagne. Dès le début du repas, elle le sent comme étant tactile, cherchant régulièrement le contact de ses mains. Une fois la fin du repas venue, l’homme lui aurait tapoté les fesses à deux reprises. Un geste qui a immédiatement choqué la jeune femme, âgée de 17 ans au moment des faits.
« S’il y a eu cette main, je ne m’en souviens plus », explique le prévenu, très mal à l’aise, face au tribunal. Anne-Carine David, présidente à l’audience, rétorque : « Vous êtes conscients de vos gestes tout de même, monsieur. » D’autant que, malgré son âge, l’homme ne présente aucune difficulté psychique. Il a d’ailleurs fait l’objet d’une expertise psychologique, obligatoire dans le cadre de procès pour atteintes sexuelles. Réfutant d’abord son geste, il ajoute ensuite : « Il n’y avait aucune intention sexuelle derrière. Si j’ai fait ça, j’ai honte. » Une honte qui a visiblement été partagée par sa compagne, qui, le jour des faits, a tenu à excuser son mari et sa prétendue « maladresse ». Le directeur des lieux a également tenté de dialoguer avec l’octogénaire, sans succès, ce dernier étant fermé à la discussion.
Après délibération, le tribunal présidé par Anne-Carine David l’a déclaré coupable des faits d’agression sexuelle sur une mineure de plus de 15 ans. En répression, le tribunal l’a condamné à 4 mois d’emprisonnement avec sursis simple. L’octogénaire est aussi condamné à une interdiction d’exercer une activité en lien avec les mineurs pendant 10 ans. En guise de peine complémentaire, il est inéligible pendant 3 ans et est inscrit au fichier des délinquants sexuels. En conséquence, il devra se rendre plusieurs fois par an dans un commissariat pour déclarer son adresse.