Publié il y a 9 mois - Mise à jour le 01.07.2023 - Abdel Samari - 3 min  - vu 6325 fois

ÉMEUTES Les réactions politiques nombreuses dans le Gard

L'hôtel de police d'Alès

L'hôtel de police d'Alès a été le théâtre dans la nuit de vendredi à samedi d'attaques aux tirs de mortiers

- Photo Corentin Migoule

De nombreuses villes françaises ont à nouveau connu une nuit de chaos entre vendredi et samedi, pour la quatrième nuit consécutive depuis la mort du jeune Nahel, abattu à bout portant par un policier après un refus d'obtempérer.

De nombreuses villes françaises ont à nouveau connu une nuit de chaos entre vendredi et samedi, pour la quatrième nuit consécutive depuis la mort du jeune Nahel, abattu à Nanterre par un policier après un refus d'obtempérer.

Les réactions politiques dans le Gard sont nombreuses

Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes : "Nous n'annulerons pas la fête des quartiers aujourd'hui à Nîmes, car il est hors de question de reculer face à ces gens qui ne respectent pas le pays."

Laurent Burgoa, sénateur du Gard : "La situation est préoccupante, les pouvoirs publics doivent être fermes. Il y a eu un drame mais il ne doit pas justifier les faits inacceptables. Je regrette également que certains élus font preuve d'amalgame. On ne peut pas s'attaquer aux écoles, aux mairies, aux commissariats. Sinon, on s'attaque à la République. Concernant l'état d'urgence, je pense qu'il faut déjà se poser la question de savoir si c'est applicable. Je voudrais enfin rendre hommage aux forces de sécurité engagées depuis plusieurs jours. Épuisées, elles doivent faire preuve plus que jamais du sang-froid nécessaire tout en étant particulièrement ferme."

Jean-Yves Chapelet, maire de Bagnols-sur-Cèze : "En premier lieu, je voudrais remercier tous les acteurs qui appellent au calme, je pense notamment aux autorités religieuses sur Bagnols. Ce qui s'est passé concernant la mort de ce jeune est dramatique mais le temps de la justice apportera des réponses. En attendant, ce qui se passe actuellement doit cesser, cela n'a d'ailleurs pas grand-chose à voir avec ce gamin tué. C'est de l'opportunisme sinon comment expliquer que l'on s'attaque à un magasin de sports à Bagnols ? Nous restons mobilisés les prochaines heures, il est indispensable de rappeler que la République c'est nous tous."

Franck Proust, président de Nîmes métropole : "Les actes de violence de ces derniers jours sont intolérables et inacceptables. Ce sont les fondements de notre République qui sont en train de s'écrouler. J'en veux particulièrement aux mouvements et partis politiques qui incitent à ces violences. Quelle image de la France est envoyée au monde de ces gens armés jusqu'aux dents ? Il y a indéniablement un problème de fond qu'il va falloir régler maintenant ! Nous sommes tous émus par le décès de jeune, c'est dramatique. Mais cela ne justifie pas tout. Il faut donc de la fermeté et enlever nos étiquettes pour être unis afin de défendre la France."

Valérie Rouverand, présidente Renaissance Gard : "Il y a un drame que l’on n’oublie pas, la mort d’un jeune homme de 17 ans sur lequel le recueillement, le deuil doit être suivi du calme. Détruire des équipements de son propre quartier, brûler un opticien, brûler un distributeur automatique de billets, ce sont les habitants eux-mêmes qui vont être impactés. La propagation de la violence est inacceptable. Ces actes de vandalisme font naître la colère, pourquoi après un tel drame, y a-t-il un tel déchainement de violence ? Je voudrai rendre hommage aux policiers aux gendarmes, aux policiers municipaux qui maintiennent l’ordre dans ces moments si difficiles. J’encourage tous les adultes, les parents, les responsables associatifs qui œuvrent pour maintenir le dialogue dans un contexte difficile. Nous en appelons à la responsabilité collective et individuelle, des jeunes et de leurs parents pour retrouver l’apaisement."

Yoann Gillet, député du Gard : "La France est confrontée à une situation préoccupante pour sa sécurité intérieure et pour la paix civile. Les violences s’aggravent et s’étendent. Incendies, mises à sac, pillages, lynchages, attaques de commerces, d’écoles, de bâtiments publics, d’établissements bancaires : ces événements glacent d’effroi toute la France. Cette violence touche tous les symboles de la Nation, à commencer par les représentants de l’État, ses serviteurs, policiers ou pompiers, ses autorités, mais aussi ses représentations physiques (les bâtiments collectifs, les mairies, les bibliothèques, les monuments de recueillement et même le drapeau national). La situation que vit le pays n’est pas une fatalité. Elle est le résultat de politiques désastreuses sur lesquelles il n’est pas temps d’épiloguer. Néanmoins, il faut le dire : si rien n’est fait, l’escalade se poursuivra dans une sorte d’exaltation de la violence, d’une ultra-violence gratuite, expression d’une volonté assumée de destruction. Cette haine qui s’exprime de manière violente et criminelle à l’égard des forces de l’ordre est une atteinte à la France, à l’État, à la Nation. Pour que tout le pays puisse enfin sortir de cette situation, il faut initier une autre politique. Le préalable absolu est le rétablissement sans concession de l’ordre : sécurité dans la rue, discipline dans les écoles, répression des trafics, lutte contre l’islamisme et expulsions des immigrés illégaux."

Abdel Samari

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